Lendemain difficile pour le Paris Saint-Germain, qui s'est incliné 3-2 sur la pelouse des Girondins de Bordeaux, ce dimanche après-midi, pour le compte de la 29ème journée de Ligue 1. Au terme d'un match rocambolesque, les Parisiens laissent trainer trois points en route et pourraient voir l'OL prendre le large en tête ou l'OM revenir sur ses pas, ce soir, lors d'un Olympico très attendu. De leur côté, les Girondins restent totalement dans la course aux places européennes.
Ligue 1 - 29ème journée
Girondins de Bordeaux - Paris Saint-Germain : 3-2 (1-0)
Buts : L.Sané (17ème), Khazri (70ème) et Rolan (88ème) pour Bordeaux ; Ibrahimovic (50ème et 84ème sp) pour le PSG.
Tout le monde attendait le Paris Saint-Germain, ce dimanche après-midi, soit trois jours après l'exploit signé à Chelsea, à l'occasion des huitièmes de finale retour de la C1. Tout le monde, sauf les Girondins de Bordeaux. Incisifs dès les premières minutes de la rencontre, Wahbi Khazri et ses coéquipiers ne se faisaient pas prier pour cueillir une défense parisienne totalement décontenancée, peu aidée, il est vrai, par un trio du milieu de terrain pas vraiment inspiré. Après un premier quart d'heure totalement à leur avantage et où ils multipliaient les occasions, les locaux ouvraient finalement le score à la 17ème minute de jeu. Sur un corner frappé de la droite par Khazri, Lamine Sané s'élevait plus haut que Thiago Silva pour croiser une tête qui trompait Sirigu sur son second poteau (1-0, 17ème).
Des Parisiens fatigués...
De quoi sonner le réveil des double-champion de France en titre ? Non, bien au contraire ! Éreintés par leur folle soirée londonienne, les héros de Stamford Bridge n'ont jamais semblé en mesure d'inquiéter les Marine-et-Blanc, dans une première période où ils se seront contentés d'une action initiée par une passe lumineuse de Thiago Motta pour Ibrahimovic, qui butait sur Carrasso. Le dernier rempart Bordelais, qui voyait là sa toute première occasion de briller. Au bout de 35 minutes de jeu ! Pour ne rien arranger, David Luiz sortait sur blessure trois minutes plus tard, alerté par une pointe à la cuisse et remplacé par Zoumana Camara. Le premier acte se concluait donc sur ce score de 1-0 à l'avantage du club au scapulaire.
Bien plus inspirés en début de deuxième période, les visiteurs ne tardaient pas à rééquilibrer les débats. Bien aidé par la mauvaise relance de Mariano et une incompréhension incroyable entre Carrasso et Ilori, Zlatan Ibrahimovic, transparent jusqu'alors, sortait du brouillard pour remettre les deux équipes à égalité (1-1, 50ème). Mais les Girondins ne s'en laissaient pas compter et repartaient de plus belle. Sous l'impulsion du trident Yambéré - Plasil - Chantôme, les hommes de Willy Sagnol étalaient toute leur maîtrise et profitaient des largesses défensives de l'arrière-garde parisienne. Si Chantôme voyait sa tentative repoussée par le visage de Sirigu, peu après l'heure de jeu, ce n'était que partie remise pour les Bordelais, qui reprenaient l'avantage à peine quelques minutes plus tard par Khazri, bien esseulé au second poteau, suite à une remise de la tête de Thelin (2-1, 70ème). Passeur sur l'ouverture du score de son capitaine, l'ancien Bastiais gonflait encore un peu plus ses statistiques (8 buts, 4 passes décisives), avant de céder sa place à Nicolas Maurice-Belay.
...Et des Girondins pleins de ressources !
Le score basculait alors à 2-1 en faveur des pensionnaires de Chaban-Delmas, mais les dix dernières minutes de la rencontre allaient nous offrir un spectacle de tous les instants. Sur un long dégagement, Ezequiel Lavezzi voyait le ballon lui revenir entre les pieds, avant de se l'emmener vers le coeur de la surface. Pris de court, Mariano crochetait l'argentin, qui ne manquait pas de s'écrouler, forçant logiquement Monsieur Jaffredo à désigner le point de pénalty. Logique, comme le fait que Zlatan Ibrahimovic s'empare de la chique pour égaliser une seconde fois (2-2, 84ème). Et comme si les Aquitains n'avaient pas encore fait preuve de toutes leurs ressources, ils allaient finalement empocher les trois points de la victoire, suite à un dernier rush de Mariano, qui se rachetait en centrant parfaitement pour Rolan, dont la reprise passait entre les jambes de Salvatore Sirigu (3-2, 88ème). Trois buts à deux, cette fois, ce choc avait livré son verdict. Et tenu toutes ses promesses.