A quelques heures de la fin de la finale de Ligue des Champions entre le Real Madrid et Liverpool, Loubna Atta, porte-parole de la préfecture de police de Paris, a été interviewée par BFMTV pour revenir sur les multiples incidents en marge de la rencontre. "La police était chargée d’assurer la sécurité autour du stade et du rétablissement de l’ordre public. A partir du moment où des débordements ont été constatés, le préfet de police a pris la décision de faire venir en renfort des agents de sécurité privé, notamment, qui étaient chargés d’effectuer le premier filtrage pour laisser passer les spectateurs détenteurs de billets. Les forces de l’ordre ont appuyé ces agents au niveau des grilles du stade afin de trier les détenteurs de billets de ceux qui n’en avaient pas afin de laisser les spectateurs légitimes entrer dans le stade", a-t-elle indiqué tout en confirmant que la majorité des spectateurs présents au Stade de France possédait un billet d'entrée.
La porte-parole de la préfecture de police a été interrogée sur les méthodes de forces de l'ordre : "L’utilisation de gaz lacrymogènes a été faite de manière encadrée pour faire cesser les tentatives d’intrusion et de mouvements de foule. On déplore évidemment que des familles aient pu être indirectement touchées". Après le match, l'institution s'était déjà félicitée de la réussite de son dispositif de sécurité. "Aucun incident grave n’est à déplorer, aucun blessé grave n’a été pris en compte par les pompiers. C’est aussi le bilan qu’il faut retenir. Sur le Stade de France, on peut dire que la police est intervenue en renfort, on a pu éviter un drame, comme celui qui est encore dans les têtes des supporters de Liverpool contre la Juventus en 1985, quand une poussée exercée lors des filtrages avaient mené à des incidents dramatiques. On n’en est pas du tout là hier sur le bilan", a voulu précisé Loubna Atta faisant l'écho de l'événement du Heysel.