Ce jeudi, les dirigeants de la Fédération française de football se sont présentés devant le Sénat une dizaine de jours après les incidents survenus au Stade de France lors de la finale de Ligue des Champions entre Liverpool et le Real Madrid. Il a notamment été question des images de vidéosurveillance récoltées le samedi 28 mai au soir. Selon Erwan Le Prévost, directeur des relations institutionnelles et internationales de la FFF, ces vidéos, jugées "extrêmement violentes" par la Fédération, n'existent plus car la justice n'a fait aucune réquisition afin d'empêcher la destruction automatique prévue dans la loi.
David Assouline, sénateur de Paris, a paru très frustré de la situation selon des propos rapportés par RMC Sport : "Ce qui vient d'être dit est très important, voire grave. J'aurais bien aimé que le préfet (Didier Lallement) soit auditionné après vous (...) Des preuves ont été détruites par, au moins, incompétence. Je n'ai pas envie de penser que c'est fait exprès. C'est très grave. C'est une responsabilité très importante de l'autorité publique". Un nouveau rebondissement dans une affaire qui n'en avait pas vraiment besoin.
?? Erwan Le Prévost (directeur des relations institutionnelles de la FFF) : "Les images sont disponibles pendant sept jours. Elles sont ensuite automatiquement détruites. On aurait dû avoir une réquisition pour les fournir aux différentes populations."
— RMC Sport (@RMCsport) June 9, 2022