Ce mardi (21 heures), en parallèle de Paris Saint-Germain - Real Madrid (compositions probables), le Sporting CP reçoit Manchester City. Après dix-neufs ans de disette, les Lisboètes ont reconquis le Graal national. Face aux Citizens, les coéquipiers de Pablo Sarabia sont prêts à rugir.
Le 5 mars 2020, le Sporting CP annonçait la signature de son nouvel entraîneur, Ruben Amorim. Le technicien portugais arrivait en provenance de l’autre Sporting du pays, celui de Braga. Dans ses bagages, celui qui a porté le maillot du voisin et rival du SL Benfica ramenait beaucoup de doutes. Avec uniquement 11 matches nationaux dirigés (10 victoires, 1 nul et une Coupe de la Ligue remportée), beaucoup d’observateurs s’interrogeaient sur ses capacités à entraîner un si grand club, aussi tôt dans sa deuxième carrière. Mais dès sa prise de fonctions, l’ancien international lusitanien (14 sélections) a montré qu’il n’était pas comme les autres. “Les gens me demandent : et si ça se passe mal ? Moi, je leur réponds : et si ça se passe bien ?“, déclarait-il dans les locaux du stade José Alvalade XXI le jour de sa présentation. Des interrogations, oui. Mais pas que.
Pour débaucher l'ancien milieu de terrain au club du Nord du pays, le Sporting a dû débourser près de 10 millions d'euros. Un montant qui, compte tenu les finances des Lions, constitue un grand risque. Presque deux ans plus tard, les doutes initiaux ont laissé place à l’admiration. L’homme de 37 ans a remis le club de Lisbonne sur le toit du pays en remportant le dix-neuvième championnat de l’histoire du SCP, le dernier sacre remontant à 2002, soit avant les débuts en professionnel d’un certain Cristiano Ronaldo. En plus du titre, la (jeune) troupe d’Amorim a également raflé deux Coupes de la Ligue et une Supercoupe nationale.
Cette saison, les Vert-et-Blanc sont évidemment candidats à leur propre succession et luttent pour la première place, actuellement occupée par le FC Porto (six points de plus). Avant d’arriver sur la route du rouleau compresseur Citizen, finaliste malheureux de la dernière édition de la Ligue des Champions, le Sporting est sorti indemne, ou presque (trois défaites), d’un groupe composé de l’Ajax Amsterdam (1ère place), du Borussia Dortmund (3ème) et de Besiktas (4ème). Sur la scène européenne, il y a un passif entre les deux écuries. Et il faut remonter au printemps 2012 pour le découvrir. Alors en Ligue Europa, Leões et Skyblues se disputaient une place en quart de finale de la compétition. Grâce à la règle des buts à l’extérieur, disparue depuis, les Portugais s’étaient imposés face aux Mancuniens, devenus champions d’Angleterre quelques mois plus tard.
Au jeu des pronostics, peu miseront sur un succès des Lisboètes face aux protégés de Pep Guardiola. Intrinsèquement, les individualités dirigées par le technicien hispano-catalan sont supérieures aux talents du jeune coach portugais. Mais dans le football, rien n'est impossible. Encore moins en Ligue des Champions.
Un peu de Benfica dans ce Manchester City
Ce déplacement dans la capitale portugaise rappelle bien des souvenirs à quelques-uns des joueurs de City. Si bon nombre d’eux gardent une trace du quart de finale perdu lors du Final 8 sur cette même pelouse contre l’Olympique Lyonnais (1-3) en 2020, certains ont de quoi avoir le sourire aux lèvres. Ederson, Rúben Dias, João Cancelo et Bernardo Silva ont découvert le football de haut niveau à quelques kilomètres de là, au stade de la Luz de Benfica.
Présent en conférence de presse en marge de cette affiche, le polyvalent latéral passé par Valence, l’Inter et la Juventus ne l’a pas oublié. “J’ai joué quelques derbys avec Benfica face au Sporting (en jeunes, ndlr)“, s’est-il remémoré dans un premier temps. “Je veux gagner parce que je suis joueur de City, je veux être en quarts. Je suis un fan de Benfica dans l'âme, mais maintenant, je représente City“, a poursuivi le natif de Barreiro, une ville de la région de Lisbonne. Et pour cause, Cancelo (4 matchs en jeune contre le SCP) comme Bernardo (2 matchs en jeunes) n'ont jamais disputé le moindre derby lisboète avec les professionnels. Partis très tôt dans d'autres clubs, les deux internationaux n'ont pas connu les folles ambiances du Stade José Alvalade. Mais Ederson et Ruben Dias, si. Pour le portier brésilien, qui a aussi eu une expérience au Rio Ave, son bilan avec le Benfica est de 2 victoires et 1 nul contre les Lions. Le défenseur central portugais, de son côté, a même été le capitaine du SLB et a très souvent pris l'ascendant sur le rival : 9 matchs, 5 victoires, 3 nuls et 1 défaite.
Dans le sens inverse, Pedro Porro a un lien particulier avec MCFC, lui qui est prêté (avec option d'achat) au Sporting par les Citizens. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 21 heures par Monsieur Jovanovic. La seconde manche aura lieu, quant à elle, le 9 mars prochain, dans le Nord-ouest de l’Angleterre.
À lire aussi : les compositions probables de Sporting CP - Manchester City