Apathiques en première mi-temps et menés 2 buts à 0 à Gabriel-Montpied, les Clermontois ont totalement changé de visage en deuxième mi-temps. De quoi mettre en grande difficulté une équipe angevine une nouvelle fois inquiétante et encore loin d'être sauvée (2-2).
LE FAIT DU MATCH
Le Clermont Foot peut s'en vouloir d'avoir totalement raté sa première mi-temps. Largement dominants en seconde période, les joueurs de Pascal Gastien ont commencé à jouer au retour des vestiaires. En première mi-temps, le trio offensif composé de Saïf-Eddine Khaoui, Grejohn Kyei et Jodel Dossou n'a pas existé. Pour preuve, les Auvergnats n'ont pas cadré le monde tir durant le premier acte. Au-delà de l'aspect purement technique, les Clermontois ont longtemps failli dans l'état d'esprit, à l'image d'un Akim Zedadka totalement déconnecté en premier mi-temps. En ce sens, Pascal Gastien peut s'en vouloir. Alors qu'il avait décidé de se passer de Mohamed Bayo, Jim Allevinah ou encore Lucas Da Cunha au coup d'envoi, l'entrée de tous ces éléments offensifs a permis aux pensionnaires du stade Gabriel-Montpied de renverser complètement la vapeur en seconde période.
LES BUTS
0-1 (37ème) : Comme depuis le début du match, Souleyman Doumbia réalise un superbe travail sur son côté gauche. Après avoir effacé Akim Zedadka facilement, l’Ivorien centre en rentrait vers Pierrick Capelle au point de penalty. Si la très belle reprise de volée du milieu de terrain angevin échoue sur le poteau gauche d’Ouparine Djoco, derrière, Mohamed Ali Cho a bien suivi et ne se fait pas prier pour ouvrir le score. Le jeune attaquant de 18 ans met ainsi fin à une terrible série de 19 matchs sans inscrire le moindre but avec le SCO.
0-2 (44ème) : Ismaël Traoré douche le stade Gabriel Montpied juste avant la pause. Sur un corner bien frappé par Angelo Fulgini, le ballon n’est pas véritablement joué au premier poteau. Au second, Ismaël Troaré profite d’un terrible manque de vigilance de la défense clermontoise pour faire le break pour le SCO d’un plat du pied imparable.
1-2 (73ème) : Sur un centre de Jodel Dossou venu du côté droit, la tête de Jim Allevinah oblige Anthony Mandréa à un arrêt difficile. Pas exempt de tout reproche, le portier angevin renvoie le ballon sur Mohamed Bayo qui n'a plus qu'à la pousser dans le but vide. Après une longue vérification, Stéphanie Frappart accorde finalement le but aux Clermontois.
2-2 (83ème) : Alerté à l'entrée de la surface de réparation angevine, Mohamed Bayo remise parfaitement pour Lucas Da Cunha. Sur son pied gauche, le milieu offensif prêté par Nice ne tremble pas et envoie une frappe croisée de grande qualité dans le petit filet droit d'Anthony Mandréa.
L’HOMME DU MATCH
Mohamed Bayo (Clermont Foot). Encore une fois, après Troyes le week-end dernier (0-1), l'attaquant guinéen s'est mué en sauveur pour permettre aux siens de revenir dans cette rencontre. Entré peu après la pause en lieu et place de Grejohn Kyei, l'attaquant de 22 ans formé au club a tout changé. Buteur sur la réduction de l'écart, il a beaucoup pesé sur la défense angevine, jusqu'à se montrer une nouvelle fois décisif sur l'égalisation de Lucas Da Cunha. Vu la physionomie, Pascal Gastien peut se mordre les doigts de ne pas avoir titularisé celui qui a déjà inscrit 12 buts en Ligue 1 cette saison.
LES CONSÉQUENCES
Avec ce match nul, le Clermont Foot manque l'occasion de frapper un grand coup dans la course au maintien. Dix-septièmes au coup d'envoi, les Auvergnats avaient l'occasion de mettre leur premier poursuivant, Saint-Étienne, à quatre points en cas de succès. Dans le cas échéant, ils auraient même pu passer devant leur adversaire du jour avec 34 points. Toutefois, revenus de nulle part, ils peuvent tout de même se satisfaire d'être revenus dans une partie bien mal embarquée.
Côté angevin, les regrets sont bien présents. Alors qu'ils avaient fait le break avant la pause, les joueurs de Gérald Baticle auraient pu s'assurer une fin de saison plus tranquille. Ce ne sera pas le cas. quatorzièmes avec quatre petits points d'avance sur le barragiste Saint-Étienne, les pensionnaires du stade Raymond-Kopa trembleront jusqu'au bout.