Entré depuis quelques jours dans le capital de la Ligue de Football Professionnel à hauteur de 1,5 milliard d'euros, le fonds d'investissement CVC pourrait servir de bouée de sauvetage à plusieurs clubs de Ligue 1 dans les prochaines semaines. Toutefois, pour les petits clubs de Ligue 1, l'apport est à relativiser. En effet, le découpage des recettes allouées au club s'est clairement orienté vers les locomotives du championnat, et notamment le PSG. Dans un entretien accordé à L'Équipe, le président de la LFP Vincent Labrune a justifié ce "choix".
"Tout le monde connaît la fragilité de notre économie. La grande fierté des équipes de la Ligue et de ses conseils (les banques Lazard et Centerview et le cabinet d'avocats Darrois) est d'apporter une solution pour faire face à une crise financière sans précédent. Dans ce cadre-là, le club le moins en risque de tous, pour des raisons évidentes, c'était le PSG. Il a fallu le convaincre de l'opportunité de réaliser ce projet. Paris était en droit de revendiquer, selon toutes les études, entre 300 et 350 millions d'euros car il participe à 34 % des revenus de la L1. Mais il a fait le choix de descendre sa quote-part à 200 millions d'euros, soit 17 % du total, pour que tout l'écosystème puisse bénéficier du projet. En fait, c'est Paris qui perd le plus. Ce que l'on a proposé, c'était la solution la moins injuste" a-t-il déclaré.