Locomotive du football suisse dans les années 2010, le FC Bâle a chuté de son piédestal ces dernières années. Avant le huitième de finale aller de Ligue Europa Conférence, zoom sur l’adversaire de l’OM, ce jeudi (21h).
Huit titres de champion consécutifs entre 2010 et 2017. Une demi-finale de Ligue Europa en 2013. Des huitièmes de finale de Ligue des Champions… Et depuis 2018 plus rien ! Le FC Bâle n’est clairement plus l’épouvantail du football suisse. Le club bâlois a cédé sa couronne aux Young Boys de Berne durant les quatre dernières saisons et ce n’est pas cette année qu’il devrait la retrouver...
Un entraîneur tout juste viré
Le FCB est actuellement troisième de son championnat domestique à égalité avec Berne mais avec 15 points de retard sur le FC Zürich qui file vers son premier titre depuis 2008 ! Preuve que tout ne tourne pas rond au pays du chocolat, l’entraîneur Patrick Rahmen, en poste depuis avril 2021, a été viré fin février après une... victoire face à Lausanne (3-0). Les dirigeants lui reprochant notamment "un manque de vision clair quant au développement sportif".
Pour le remplacer, les RotBlau ont nommé le très jeune Guillermo Abascal (32 ans !). Avec une efficacité relative. Depuis son arrivée, le FC Bâle n’a décroché qu’une seule victoire en trois matchs et s’est incliné face au rival zurichois (4-2). Une défaite qui a mis un point final aux espoirs de titre.
??????????́ : Patrick Rahmen n’est plus l’entraîneur du FC Bâle. Guillermo Abascal assurera l’intérim pour l’instant, épaulé par Marco Walker.#FCBasel1893 | #MirSinBasel pic.twitter.com/md7Os2j5TL
— FC Bâle 1893 ?? (@FC_Basel_fr) February 21, 2022
Deux départs majeurs cet hiver
Et pourtant le club rhénan a longtemps été à la lutte avec Zürich. Jusqu’à être même en tête du championnat en novembre, mais tout a commencé à dérailler au moment de la trêve hivernale (la Super League suisse se met en pause de mi-décembre à fin janvier). Il faut dire que le mercato a été particulièrement agité à Bâle.
Meilleur buteur de l’équipe (27 buts en 31 matchs toutes compétitions confondues), Arthur Cabral est parti remplacer Dusan Vlahovic à la Fiorentina contre un chèque de 14 millions d’euros. Edon Zhegrova a lui rejoint le LOSC pour 7 millions. Deux départs majeurs inévitables pour renflouer les caisses bâloises, qui affichaient un trou de 20 millions… Avec des finances dans le rouge, le FC Bâle ne baigne pas vraiment dans la stabilité. Depuis l’été dernier, une quarantaine de mouvements (arrivées et départs) ont bouleversé l’effectif.
Des recrues au CV clinquant
Excellent club formateur, le club bâlois a vu passer dans ses rangs bon nombre d’internationaux. De Alexander Frei à Xherdan Shaqiri en passant par Granit Xhaka ou encore Yann Sommer. Problème, le centre de formation alimente désormais beaucoup moins l’équipe première. Aujourd’hui, ils ne sont que quatre à jouer régulièrement : Raoul Petretta, Taulant Xhaka, Fabian Frei et Valentin Stocker. Ces deux derniers étant revenus au club après un passage à l’étranger.
Les jeunes joueurs bâlois se retrouvent bloqués par la multitude de recrues débarquées, très souvent, en prêt d’un grand club européen. Rien que sur l’année passée, le FC Bâle a recruté à Liverpool (Liam Millar), au Real Madrid (Sergio Lopez), à l’AS Monaco (Strahinja Pavlovic), à l’Inter Milan (Sebastiano Esposito et Darian Males) ou à Benfica (Tomas Tavares). Peut-être, les dirigeants bâlois espèrent-ils dénicher le nouveau Mohamed Salah, passé par le club de 2012 à 2014… Cet hiver, suite aux départs de Cabral et Zhegrova, ils ont fait une entorse à leur nouvelle politique en allant chercher deux joueurs bien plus expérimentés : Fedor Chalov (179 matchs au CSKA Moscou) et Adam Szalai (34 ans). Deux joueurs qui commencent à prendre leurs marques, le Russe ayant inscrit ses premiers buts la semaine dernière.
? | ??????????
— FC Bâle 1893 ?? (@FC_Basel_fr) March 4, 2022
Les deux premiers buts de Fedor Chalov sous le maillot Rouge et Bleu, inscrits hier face à Saint-Gall (2-2) ! ? #FCBFCSG | #MirSinBasel pic.twitter.com/df6IkHrdsf
L’ADN de la Coupe d’Europe
Les semaines européennes le rappellent à chaque fois : l’ADN d’un club en Coupe d’Europe ne s’efface jamais. Avec ses qualifications en phase finale de la Ligue des Champions ou jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa, le FC Bâle est un club reconnu sur le Vieux Continent. En témoigne la phase de groupes où le club suisse a terminé leader invaincu de sa poule (4 victoires, 2 nuls). Sur sa route, il avait croisé la route de… Qarabag. Avec un bilan d’un nul (0-0) et d’une victoire (3-0). Méfiance donc.