Jeudi, le Royal Excel Mouscron, club de D2 belge, a confirmé que ses joueurs ont décidé de se mettre en grève en raison de salaires impayés. Une situation qui place le LOSC ainsi que Gérard Lopez dans l'œil du cyclone.
Rien ne va plus à Mouscron. D'abord révélée par Le Soir, une grève a été entamée par les joueurs de deuxième division belge en refusant de se présenter à l'entraînement, comme l'a ensuite confirmé le club. Une décision forte et motivée par les défauts de paiement de la direction, les joueurs n'ayant toujours pas reçu leurs salaires du mois de décembre. Face à cette situation, la direction du club belge, dont l'actionnaire majoritaire est Gérard Lopez, a fortement chargé le LOSC, qu'elle estime responsable de la situation du club.
? Communiqué officiel du Royal Excel Mouscron ??https://t.co/e8CHPf8Ugv
— Royal Excel Mouscron (@ExcelMouscron) January 13, 2022
"Ne niant aucunement les problèmes rencontrés par le club ces derniers mois pour honorer les salaires, elle tient à préciser que cette situation délicate est uniquement due au fait de la décision unilatérale du LOSC de ne pas respecter ses engagements", a expliqué le club belge dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. Pour rappel, à l'époque où Gérard Lopez était encore propriétaire de Lille, le club nordiste avait conclu un accord avec Mouscron, en s'engageant à verser 4 millions d'euros pour que le club belge accueille différents joueurs lillois, afin de leur donner du temps de jeu. Un accord rompu par la nouvelle direction du LOSC, désormais présidée par Olivier Létang, qui juge ce coût trop élevé et qui a donc cessé tout versement en attendant de trouver un accord.
De son côté, le club belge a tenu à rappeler le club lillois à ses obligations, mettant en avant des dépenses accrues en raison de ce deal. "Lors de la collaboration entre les deux clubs, Mouscron avait dû fortement augmenter ses coûts en accueillant un groupe conséquent de joueurs du LOSC en contrepartie d’un accord financier. Ceci permettait à des joueurs comme Koffi ou Onana, par exemple, d’évoluer dans un championnat professionnel belge au lieu de végéter dans un championnat amateur français. [...] C’est le non-respect de cet accord qui plonge aujourd’hui le club dans cette situation délicate. Le club français nous est redevable d’une somme conséquente qui nous aurait permis de boucler le budget de cette saison sans la moindre difficulté". Pour l'heure, Lille n'a pas répondu à cette charge du club de Gérard Lopez.
Pas une première pour Mouscron
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le club belge est épinglé pour non-versement des salaires. Pas plus tard qu'en octobre dernier, le pensionnaire de D2 avait été interdit de recrutement pour des raisons similaires. Une situation qui avait d'ailleurs poussé Christophe Lepoint, capitaine de Mouscron, à prendre la parole dans l'émission belge La Pleine Lucarne pour charger la direction ainsi que le propriétaire du club. "On nous a clairement pris pour des cons, avait-il pesté. Le président nous dit de faire confiance à Lopez, qu’il tient toujours ses engagements. Mais il faut arrêter de se voiler la face. On a perdu confiance en la direction".
Une situation qui a de quoi inquiéter en Gironde, où Bordeaux n'est pour l'instant qu'en difficulté sportive, mais où les rumeurs sur un manque de liquidités vont bon train. Également propriétaire des Girondins, Gérard Lopez avait tenu à rassurer sur l'état de santé des finances du club dans les colonnes de L'Équipe au début du mois de décembre. "On entend ça parce que des rumeurs sont lancées façon comptoir de café mais ce n'est jamais étayé. Aux Girondins, non seulement le budget est bouclé pour cette saison, sans vente de joueurs. Mais il est aussi quasiment bouclé pour la saison prochaine. On ne peut pas se permettre d'aller chercher des joueurs à 20 M€ mais on a tout ce qu'il faut pour travailler", avait expliqué l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois.