Selon L’Equipe, le LOSC a été condamné à verser 510 000 euros à Farès Bahlouli, suite au procès concernant l’éviction de l’ancien milieu de terrain lillois du groupe dirigé par Christophe Galtier en 2018, en raison de sa mauvaise condition physique.
La politique du loft, en vogue dans les clubs de Ligue 1, est de plus en plus controversée. Après Hatem Ben Arfa, qui a obtenu la condamnation du PSG pour harcèlement moral en mars 2023 devant la cour d’appel de Paris, Farès Bahlouli et son avocat ont obtenu 510 000 euros de dommages et intérêts devant la cour d’appel de Douai, comme l’a révélé L’Equipe ce jeudi.
Transféré en janvier 2017 au LOSC pour quatre saisons, le milieu de terrain avait été mis au loft en 2018 par la direction lilloise et a fini par être licencié pour faute grave en 2019. "Vous ne correspondez plus aux attentes physiques d'un joueur professionnel", lui a écrit le club à l’époque, en précisant que le footballeur pesait 25 kg de plus qu’au moment de son recrutement. Lille a accusé Bahlouli de ne pas avoir rencontré la nutritionniste qui lui avait été recommandée, de ne pas avoir fait assez d’efforts pendant les entraînements et d’avoir fait preuve d’un "désintérêt complet" et d’un "comportement irrespectueux", sans compter le fait qu’il s’est rendu en retard à plusieurs séances d’entraînement.
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Jugement d’abord en faveur du LOSC…
Le joueur formé à l’OL a vivement contesté ces critiques. Bahlouli a expliqué avoir été écarté du groupe professionnel dès le mois d’octobre 2018 et a avoué avoir été victime de scènes d’humiliation avant cela. Il a notamment distingué le moment où le LOSC a attribué son numéro 26 à Jérémy Pied, un autre joueur de l’effectif, ou lorsqu’il est s’est vu interdire de prendre ses repas avec les joueurs du groupe, ou d’accéder au parking et aux vestiaires des professionnels, et enfin, lorsqu’il n’a pas été convié à figurer sur la photographie qui réunissait l’ensemble des joueurs du club.
Des déclarations que le LOSC a pour la plupart contestées. Les Dogues ont nié le fait d’avoir interdit le parking ou le vestiaire à Bahlouli et ont assuré que le joueur n’était pas présent sur la photo de groupe à cause d’une blessure. Selon la direction lilloise, qui a obtenu gain de cause en mars 2021 devant le Conseil de Prud’hommes, le milieu de terrain a été mis au placard avec le groupe réserve en raison de sa mauvaise condition physique et du défaut d’investissement du milieu de terrain.
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… mais ensuite infirmé par la cour d’appel de Douai
Toutefois, le 14 avril dernier, ce jugement a été infirmé par la cour d’appel de Douai : "La décision d'affectation de Monsieur Bahlouli au groupe réserve n'a jamais été formalisée ni motivée, et aucune directive comportant un programme spécifique d'entraînement avec des objectifs en termes de réathlétisation et perte de poids ou de masse grasse n'a jamais été notifié". Les juges ont considéré que Lille et son entraîneur de l’époque, Christophe Galtier, n’ont fourni "aucune pièce permettant d'établir que Monsieur Bahlouli a fait l'objet de remarques sur sa prise de poids et la baisse de ses aptitudes physiques avant la lettre de convocation à entretien préalable".
Conséquence, à l’issue du procès, le club présidé par Olivier Létang a été condamné à verser 5 000 euros pour harcèlement moral, 495 000 euros pour nullité de la rupture anticipée, et 10 000 euros pour perte de chance de toucher des primes.