Manchester City - Les récits des viols présumés de Benjamin Mendy font froid dans le dos

Par Julien Castanheira
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Benjamin Mendy arrivant au tribunal

Benjamin Mendy arrivant au tribunal

Depuis quelques jours maintenant, le procès de Benjamin Mendy, et du co-accusé Louis Saha Matturie, a débuté en Angleterre, au tribunal de Cheshire. Le Champion du Monde 2018 est accusé de huit viols, une tentative de viol et une agression sexuelle par sept femmes différentes entre 2018 et 2021. Et ce lundi, la journée a été particulièrement dure puisque le procureur Timothy Cray a listé toutes les accusations à l'encontre du joueur de 28 ans, une à une. Et les récits sont glaçants. 

En effet, le procureur a voulu démontrer l'existence d'un système favorisant les agressions sur les femmes durant cette période. Le co-accusé, qui était employé comme assistant de Benjamin Mendy, devait trouver des femmes pour les soirées du joueur dans son manoir isolé de Prestbury, situé à seulement quelques kilomètres de la ville de Manchester. Cette maison esseulée aurait eu une incidence sur les jeunes victimes "ivres" car il était impossible de quitter le lieu par leurs propres moyens. "Les accusations montrent que l'une des tâches de M. Saha pour M. Mendy était de trouver des jeunes femmes et de créer des situations où ces jeunes femmes pourraient être violées et agressées sexuellement", a lâché Timothy Cray. Ce dernier n'a pas hésité à qualifier l'ancien de Monaco et de Marseille de "prédateur" sexuel. D'ailleurs, les termes "vulnérable, effrayée, isolée" reviennent très souvent dans la bouche des victimes. Toujours selon le procureur, Mendy et Saha voyaient ces femmes comme "jetables" et comme "des choses à utiliser pour le sexe, puis jetées de côté".

Une salle secrète, les téléphones confisqués, du chantage : le mode opératoire du "prédateur" Benjamin Mendy

Et signe que le stratagème machiavélique de Benjamin Mendy était mûrement réfléchi, ce dernier possédait une salle particulière dans son manoir : une "panic room" avec un verrouillage spécial. Une fois à l'intérieur, seul Benjamin Mendy connaissait le moyen de déverrouiller et donc de sortir de cette pièce. D'après Timothy Cray, qui se base sur des témoignages : "il y a eu des viols dans ces pièces. Les victimes se sentaient enfermées par ce verrouillage spécial". Mais hors de cette pièce aussi, Benjamin Mendy a largement dépassé les limites puisqu'il est accusé d'avoir essayé de violer une femme sous la douche en 2018. Cette dernière se lavait chez lui lorsqu'il a débarqué sans prévenir. Si elle a demandé qu'il quitte la pièce, le Mancunien, occupé à se toucher devant elle, ne l'a pas écouté et aurait alors tenté d'abuser d'elle.

Les récits, plus glaçants les uns que les autres, se sont enchainés : une autre femme aurait été violée lors d'une fête en janvier 2021, tandis qu'une autre l'aurait également été, cette fois dans la salle de cinéma du joueur. Durant cette même fête, une seconde femme s'est réveillée à plat vendre sur un canapé, les bras tenus dans le dos par Mendy : "Ne bouge pas, ne bouge pas", lui aurait-il alors lâché. Toujours dans le but de rendre les futures victimes présumées vulnérables, Mendy et Saha les privaient de leur téléphone portable dès leur entrée dans le manoir. Dans le but, aussi, d'éviter toute vidéo des soirées. D'après Manchester Evening News, deux femmes ont été invitées dans la maison de Mendy et elles ont donc été contraintes de laisser leur téléphone à l'entrée. L'une d'entre elles a dissimulé le sien mais Benjamin Mendy s'en est rendu compte. Résultat, le Tricolore lui a pris le téléphone et lui a demandé de se déshabiller pour lui rendre. Cette dernière l'a écouté mais elle aurait finalement été violée.  

Enfin, une dernière victime a vécu une soirée cauchemardesque et traumatisante. Invitée chez le Mancunien en août 2021 pour une soirée, cette jeune femme a donc été emmenée dans la "panic room" de Mendy en marge de la fête et aurait été violée. Ensuite, le co-accusé aurait accompagné cette dernière jusqu'à la salle de cinéma et aurait profité de l'absence de témoin pour profiter d'elle également. Comme si le cauchemar n'avait pas duré assez longtemps, Louis Saha Matturie a commandé un chauffeur privé pour la victime et lui dans le but de la raccompagner chez elle. Cette dernière a accepté mais finalement, elle a fini chez son bourreau, qui aurait abusée d'elle une deuxième fois. D'ici quelques jours, les différentes victimes devraient se présenter à la barre pour faire face aux deux violeurs présumés.