Aujourd'hui joueur du club turc d'Adana Demirspor, Younès Belhanda a quelque peu disparu des radars depuis son départ de Galatasaray. Dans son entretien sans filtre accordé à So Foot, l'ancien niçois est revenu sur sa brouille avec le sélectionneur du Maroc Vahid Halilhodzic. Fidèle à lui même, l'international marocain formé à Montpellier n'y est pas allé de main morte.
"Même s’il me rappelle, je n’irai pas. Tant qu’il sera sélectionneur, c’est mort. Il y a eu une cassure, il ne m’a pas respecté alors que sportivement, mes performances en club étaient bonnes. En plus, j’ai fait douze ans en sélection nationale, je suis là depuis le début. Je ne suis pas un mec recyclé qui, par exemple, choisit d’abord l’Espagne, puis le Maroc. J’aurais pu choisir la France et je ne l’ai pas fait par amour pour ce pays. Je suis quelqu’un de vrai, j’ai fait les pires déplacements. Lorsqu’il fallait se rendre en Centrafrique ou en Gambie, j’étais là" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Un jour, j'ai appris qu’un kiné qui était avec la sélection marocaine depuis vingt ans a été relégué avec les équipes de jeunes parce que, soi-disant, il serait trop proche des joueurs et qu’il faudrait y faire attention. (...) Je suis donc parti voir Vahid pour lui dire que ce n’était pas correct de dégager le kiné de cette manière, ça fait 20 ans qu’il est en équipe nationale. Je n’ai rien fait de mal, je suis légitime pour parler, surtout que je l’ai fait avec respect. Il m’a dit que sa décision était prise et qu’il allait le remplacer. Pour moi, c’est cette prise de position qui m’a coûté ma place."