Médias - Pierre Menès se rapproche d'une condamnation pour agressions sexuelles

Par Alex Renaud-Bourbon
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Pierre Menès, ex-chroniqueur football de Canal +.

Pierre Menès, ex-chroniqueur football de Canal +.

Chroniqueur sportif bien connu des plateaux de télévision en France, Pierre Ménès pourrait écoper de 8 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour des faits d'agressions sexuelles qui auraient été commises entre juin 2018 et novembre 2021. 

Ce mercredi, l'ancien chroniqueur du Canal Football Club, Pierre Ménès (59 ans) est passé devant le tribunal judiciaire de Paris pour être jugé dans le cadre de trois affaires d'agressions sexuelles qui se seraient déroulées dans un premier temps au sein du magasin Nike des Champs-Élysées puis dans les tribunes du Parc des Princes, dans un second. Les plaignantes, respectivement vendeuses et hôtesses d'accueil au moment des faits accusent le personnage médiatique de comportements inappropriés à leur égard. Celui-ci aurait en effet porté un coup poitrine contre poitrine "comme au basket-ball" puis aurait passé les mains sur les hanches de la première plaignante en juin 2018. Il aurait ensuite caressé le dos d'une deuxième plaignante, en "allant jusqu'aux fesses", comme le rapporte RMC. Enfin, il aurait touché la poitrine de la troisième lors de sa venue au Parc des Princes, en novembre 2021. 

Pierre Ménès saura s'il risque la prison en avril prochain

Au cours de l'épisode du Parc des Princes, Pierre Ménès n'intervenait déjà plus sur Canal + puisque la chaîne cryptée s'était séparé de lui après la sortie du documentaire intitulé "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", dont une scène coupée dénonçait ses agissements à l'égard de Marie Portolano, actuelle journaliste de M6. À présent, l'ex-animateur du blog "Pierrot Le Foot" (inactif depuis 2022, NDLR), qui nie toute comportement déplacé en assurant notamment "ne faire aucune différence entre les femmes et les hommes" se dit victime d'une machination, "d'un coup monté" contre lui et dit avoir pensé au suicide avant d'y renoncer car il s'est "battu pour vivre" (Après une greffe, NDLR). La procureure de la République en charge de l'affaire pour laquelle il a été jugé ce mercredi a requis "huit mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende" à son encontre. Pierre Ménès serait également inscrit au fichier des auteurs d'infractions de nature violentes ou sexuelles. Ainsi, si tel est décidé au terme du délibéré, la nature de sa condamnation sera rendue publique le 19 avril prochain.