Auto-proclamée Ligue des Talents, l'élite du football français s'exporte beaucoup mais ne se ruine que très peu. Avec seulement 240 millions dépensés depuis le début du mercato estival selon Eurosport, la France s’installe comme un très bon élève sur le marché des transferts.
Le tube de l'été pour le PSG, l'AS Monaco reine des finances
Sans surprise, le Paris Saint-Germain est le club le plus gourmand sur le marché des transferts quand il s'agit de renforcer son effectif. Avec 41,5 millions investis sur la pépite Vitinha (ex-FC Porto), le club parisien possède le joueur de Ligue 1 le plus onéreux de cette fenêtre de transferts 2022, dans son effectif. L'option d'achat du latéral portugais Nuno Mendes a également été levée contre la somme de 38 millions d'euros. Ainsi, la balance de transferts des champions de France en titre culmine alors autour de 80 millions, dans le sens des arrivées. Bien que le Rémois Hugo Ekitike ait aussi rejoint les bords de Seine, son transfert compte pour l'instant comme un prêt avec option d'achat obligatoire. De ce fait, le montant de cette option fixée à 36 millions d'euros sera inscrite dans le bilan comptable au 1er juillet 2023. De plus, la potentielle arrivée prochaine de Milan Škriniar pourrait saler l'addition que paiera Luis Campos au 1er septembre, jour de clôture du marché. Pablo Longoria et l'Olympique de Marseille ont également dépensé autour de 50 millions pour s'attacher les services permanents de Cengiz Ünder (46 matches disputés en 2021/22), de l'ex-Gunner Mattéo Guendouzi (54 matches toutes compétitions confondues) et du buteur polonais Arkadiuz Milik dont le prêt arrivait à expiration.
Du côté des ventes, l'AS Monaco se place sur la première marche du podium, bien aidée par la vente record d'Aurélien Tchouaméni au Real Madrid, qui a déboursé 80 millions d'euros. En se débarrassant également de Pietro Pellegri, parti au Torino contre cinq millions, et du jeune Strahinja Pavlović contre sept, le club de la Principauté renfloue bel et bien ses caisses avant de réinvestir de manière intelligente sur Takumi Minamino (Liverpool) débauché contre 15 millions d'euros et de tenter le pari Breel Embolo (Borussia Mönchengladbach) contre un peu moins de 13 millions. Pour l'heure, la somme totale des ventes monégasques se situe à 90 millions d'euros et pourrait dépasser la barre des 100 millions si des bonus sont activés dans le contrat d'Aurélien Tchouaméni chez les Merengues. Le LOSC se trouve quant à lui à la deuxième place des plus gros bénéfices avec 50 millions récupérés, notamment dans la transaction avec Newcastle United pour céder le défenseur central néerlandais Sven Botman. Avec de tels chiffres, le football français vit donc bien.