Mousa Al Tamari a poussé un cri du coeur au micro de France Bleu Hérault. Selon lui, le fait d'être jordanien l'a empêché de rejoindre des clubs par le passé, comme Leicester ou le FC Nantes.
Arrivé cet été libre de tout contrat au MHSC en provenance de Louvain, Mousa Al Tamari (26 ans) est déjà l'une des très bonnes pioches du mercato estival. L'international jordanien (45 sélections, 9 buts) s'est très vite adapté. à l'équipe de Michel Der Zakarian et fait vivre des véritables calvaires aux défenseurs gauches depuis la 1ère journée de Ligue 1. Rapide, technique et surtout inépuisable, il s'est notamment offert un doublé en début de saison face à l'Olympique Lyonnais. Dernièrement, il avait planté un autre doublé, face à Clermont, mais l'arrêt du match dans le temps additionnel le prive de deux buts supplémentaires dans son bilan (3 buts, 2 passes).
Sa nationalité refroidit certains clubs, selon lui.
— Bertrand Queneutte (@B_Queneutte) November 11, 2023
Raison pour laquelle Musa Al-Tamari a mis un stop à Leicester City.
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Mousa Al Tamari raconte comment le FC Nantes est passé à côté !
Malgré cette déception, Al Tamari impressionne pour un renfort qui n'a rien coûté aux Montpelliérains. Mais le MHSC aurait pu passer à côté de sa pépite jordanienne. En effet, en janvier dernier, le FC Nantes n'était pas loin de mettre le grappin sur le Jordanien. Toutefois, comme il l'explique au micro de France Bleu Hérault, les Canaris ont estimé que "les incertitudes étaient trop importantes au regard de l'investissement demandé". Mais globalement, cette excuse n'a pas été jugée crédible par le principal intéressé qui paie, selon lui, sa nationalité sportive... "C'est à cause de mes origines. Beaucoup de clubs regardent la nationalité avant de regarder les qualités des joueurs".
"Nantes, par exemple, quand ils m'ont appelé, ils m'ont dit : mais tu travailles dur à l'entraînement ? Je leur ai dit : bien sûr que je travaille, où est le problème ? En fait, pour certains, c'est dur d'admettre qu'un Jordanien puisse jouer en Europe et travaille dur. Mais moi, je travaille plus que n'importe quel joueur. De Nantes, par exemple. Certaines formations ont peur de payer pour me recruter, et de se tromper finalement" a-t-il lâché. Le FC Nantes n'est pas le seul club à avoir joué un sale tour à Al Tamari puisque Leicester s'est aussi montré frileux le concernant. "Quand j'étais en Belgique, Leicester voulait me prendre parce que c'était le même propriétaire que mon club de Louvain. Ils m'ont dit : tu signes en Belgique, mais tu viens faire un essai chez nous, de deux mois. J'ai répondu non. Je leur ai dit que j'étais un footballeur pro, un bon joueur. Et que s'ils voulaient me prendre, ils n'avaient qu'à me signer. Sinon, on laisse tomber. Voilà ce que je n'aime pas : ceux qui ne regardent que la nationalité". Montpellier, de son côté, a eu du nez en récupérant Al Tamari !