Présent en conférence de presse, à la veille de la réception du Stade Brestois, ce dimanche (15h, 11ème journée de Ligue 1), Antoine Kombouaré n'a pas pu échapper aux questions sur son avenir. Encore plus après la parution d'un article de L'Equipe évoquant la recherche d'un successeur de la part de Waldemar Kita, dans l'éventualité où la situation actuelle perdurerait au FC Nantes (19ème, 7 points)... Une contre-performance face à Brest (20ème, 6 points) pourrait même condamner le Kanak. Des rumeurs qui ont le don d'agacer le coach nantais, qui ne veut pas oublier que les Canaris étaient au sommet il y a encore quelques mois après la victoire en Coupe de France.
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"Vous avez la mémoire très courte"
"Ce qui est marrant, c’est qu’il y a un décalage entre ce que les médias écrivent et ce que pensent nos supporters, même ma direction. Vous avez la mémoire très courte. Pas les supporters. Si après un match, j’entends les supporters crier "Kombouaré démission, Kombouaré dehors…". Jamais je n’ai entendu ça. Quand je vais me balader dehors, parce que malgré la situation, je ne me cache pas, je vis, je sors, les gens nous encouragent, nous soutiennent. Vous les médias, c’est tout le contraire", a d'abord regretté Antoine Kombouaré, dans des propos rapportés par notre partenaire Ouest-France.
Une chose est sûre, l'entraîneur nantais ne se sent pas sur un siège éjectable, avant le match de la peur entre les deux derniers du classement : "Vous écrivez un scénario selon lequel si Nantes perd contre Brest, Antoine, il est... Mais si vous êtes honnête, que vous faites un vrai sondage, que vous demandez aux supporters, aux joueurs et aux membres de la direction… D’ailleurs, Monsieur Kita, c’est un mec qui dégaine vite. Il a pour coutume de virer ses entraîneurs très vite… S’il ne le fait pas c’est qu’ils n’ont pas la mémoire courte. Ce n’est pas pour me faire plaisir. Je pense que ce qui est arrivé l’année dernière me donne du crédit. Aujourd’hui, seuls les médias pensent que si on perd, je vais être débarqué. Si vous l’écrivez, donc que vous le pensez, vous faites ce que vous voulez. Mais demandez aux joueurs... Normalement, quand on est 19ème, c’est le bordel dans le vestiaire. Les remplaçants, dans la plupart des cas, n’en ont rien à faire de l’entraîneur... Ils peuvent même penser : "S’il n’est plus là, ça nous ferait du bien"". Malgré un vent de panique en Ligue 1, avec quatre entraîneurs virés en une semaine, Antoine Kombouaré, lui, n'est pas inquiet !