Après des expériences à Angers SCO, Lille, Southampton, ou au Celta Vigo, Sofiane Boufal est revenu en Anjou en octobre 2020. Un retour tant attendu pour le joueur qui a été formé au SCO, et qui a signé 12 buts Ligue 1 depuis. Dans un entretien accordé à Ouest-France, le Marocain a dévoilé les coulisses de ce come-back, un peu particulier pour lui.
"Revenir à Angers, c’était un choc"
"Malgré d’autres offres, Angers me sollicite en octobre (2020). Revenir, c’était symbolique. Mais sans prépa, avec quelques kilos en trop, je me blesse. La Premier League (lorsqu'il était à Southampton), niveau organisation, infrastructures, c’est autre chose. Revenir à Angers, c’était un choc. Tu as l’impression de faire deux sports différents. Tu mesures le fait que tu es retombé un peu bas, sans manquer de respect. Je n’arrivais pas à enchaîner, je me suis blessé, mais c’était mental. Je n’étais pas bien. Je suis parti me faire soigner à Dubaï pendant un mois et demi. Ça a tout changé. À mon retour, j’étais revanchard, "fit" comme jamais. Et là, c’est l’histoire de ma vie, au moment où je commence à retrouver le niveau, une grosse blessure (à la cuisse) arrive contre Paris. J’avais des contacts avec de gros clubs, et ça casse tout. J’essaie de penser positivement malgré tout. La seule inquiétude pour moi, en me faisant opérer, c’était la Coupe du Monde 2022. Le jour suivant, j’étais direct focus sur ma rééducation. Le choix de rester à Angers cet été, c’était aussi pour préparer cette Coupe du Monde dans un environnement que je connais", a-t-il décidé.
Sofiane Boufal espère que ses efforts seront récompensés
La suite pour lui ? Entre une situation en club très délicate, car oui, Angers SCO est lanterne rouge du classement avec 8 points au compteur, et un Mondial à disputer en sélection, Sofiane Boufal se trouve entre deux feux. "Je fais tout pour atteindre mes rêves, mais je n’ai pas envie de me mettre de pression inutile. Avec tous les problèmes que j’ai eus, si un grand club doit venir tant mieux, mais sinon, j’aurai tout fait pour. Je suis fort parce que je n’oublie pas par où je suis passé, la croissance retardée, tous les trucs que j’ai vécus, ma mère qui m’explique sa jeunesse… Il n’y a pas mieux que la Coupe du Monde pour être en lumière. J’espère juste être en forme. On dit souvent qu’on atteint sa plénitude à 29 ans, je suis en plein dedans. Je suis un passionné, j’aime trop ce sport. Si tu fais bien les choses, tu seras récompensé", a-t-il espéré.
?️ Sofiane Boufal (@AngersSCO) : « Notre maman a sacrifié sa vie pour la nôtre. Un jour, je lui ai dis "laisse moi arrêter l'école et me consacrer au foot, d'ici 1 an et demi tu ne travailleras plus." Depuis, elle vit sa best life. »
— Free Ligue 1 (@FreeLigue1) October 24, 2022
Cette magnifique décla de @sosoboufal19 ?❤️ pic.twitter.com/K49d2uMt5l