Retrouvez le compte-rendu de la conférence de presse de Christopher Jullien avant MHSC - RC Lens.
Christopher Jullien était de passage en conférence de presse, ce jeudi, avant le duel face au RC Lens samedi au Stade de la Mosson. Galvanisé par la séance ouverte au public, où plusieurs centaines de personnes se sont déplacées à Grammont, le solide défenseur central a répondu à de nombreuses questions. De l'apport certain et instantané de Michel Der Zakarian depuis son retour il y a deux semaines, à la volonté d'enchainer un troisième succès consécutif en Ligue 1 ce week-end contre les Sang-et-Or.
L'entraînement ouvert au public ?
"Ça fait du bien, ce n'est pas tous les jours mais on sait que c’est les vacances, il y avait plein de petits qui pouvaient être là. Ça donne un peu de force, eux ça leur fait plaisir. C’est un plaisir partagé entre nous et eux. C’était assez cool".
Est-ce que ça donne du baume au coeur comme les résultats ?
"Quand le travail de la semaine est récompensé le week-end, tu n'attaques pas tes semaines de la même manière. Ça bosse. Quand on arrive ici c’est vraiment pour travailler, ça porte ses fruits ! Ça fait plaisir. Gagner des points, enchainer les victoires... Tu mieux quand tu rentres chez toi, quand tu dors. Tout est un peu mieux"
Entraînement ouvert au public et bien évidemment gratuit du côté de @MontpellierHSC pic.twitter.com/cIFkGQaRdv
— Julien Castanheira (@JulienCst) February 23, 2023
L'apport de Michel Der Zakarian s'est fait très rapidement...
"Ça ne me surprend pas. Dès qu’il est arrivé, la première chose qu’il a fait, c'est d'apporter sa touche de travail, mettre du rythme dans tout ce qu’on fait, dans l’entraînement, les séances. De ce que j’ai vu aussi, il garde tout le monde impliqué dans le travail défensif et c’est ce qui fait toute la différence ! Quand on prend des buts, on pointe du doigt la défense car c’est la dernière personne qui va faire la petite erreur et donc qu’on va voir le plus. Mais la défense part de devant ! Le coach a tout de suite parlé à Téji Savanier, à Elye Wahi sur le pressing. C’était notre point faible, le pressing n'était pas coordonné dans nos mouvements. Juste le fait de bouger ensemble, travailler ensemble défensivement, tu vois la différence. Quand tout le monde est impliqué, que la personne devant toi bosse plus, tu bosses un peu plus toi aussi. C’est ce qui amène que ça marche aujourd’hui. J'espère que ça va continuer".
La discussion avec Savanier et Wahi
"Quand je dis qu’il a parlé à Téji et Elye, ce n'est pas tellement l'aspect défensif, mais juste la réaction à la perte du ballon, le positionnement pour nous permettre à nous défensivement de se déplacer plus rapidement. Il n'a pas vraiment vraiment insisté défensivement car offensivement on a aussi quelques lacunes à travailler. Mais ça, c’est le premier point qu’il a visé au début. Ça marche, j’espère que ça va continuer car c’est à onze qu’on défend pas à quatre ou cinq".
Christopher Jullien : "Michel Der Zakarian ? Je pense que le club a fait ce qu’il fallait"
Le match contre Lens : un test pour la défense ?
"Je pense. On sait que Lens est une équipe qui ne marche pas trop sur l’eau ces derniers temps, mais elle gagne ces dernier matchs. Elle va repartir de l’avant, c’est un bon test pour nous. Der Zakarian, depuis le premier jour, a mis beaucoup de rythme sur les séances. On voit que ça porte ses fruits. Je suis positif, je vois de bonnes choses à l’entraînement. Que ce soit de mon coté ou de mes partenaires. On va voir ça, j’ai hâte d’être samedi !"
Depuis ton arrivée, trois coachs se sont succédés. Est-ce que tu t'y attendais ?
"Avoir 3 coachs, non ! Olivier Dall'Oglio m’a mis dans de bonnes conditions. Quand j’étais à Toulouse, que les victoires ne s'enchainaient pas, que la situation devenait difficile et que le club cherche à trouver la bonne solution, ça peut arriver... C’est le football. Ça me fait un peu de mal pour Olivier Dall'Oglio, pour Romain Pitau. C’est le foot. Quand tu veux des résultats, il faut agir. Je pense que le club a fait ce qu’il fallait. Ça porte ses fruits sur les 2 matchs. Il faut d’abord sauver le club et montrer nos qualités sur le terrain. On a de la qualité défensivement, offensivement. Être fort dans la tête pour enchainer, je pense qu’on peut enchaîner".
Il y a plus de contre-pressing sous Michel Der Zakarian...
"Ça change énormément. Sur le terrain, tu es plus en action qu’en réaction. Tu essaies de plus dicter ton rythme. Ce weekend, ça va être un adversaire d’un autre calibre, ça va être un vrai vrai test pour nous tous. J’ai hâte, sur le terrain ça fait une différence énorme. Dès le premier jour, le coach a mis sa rigueur de rythme de tous les jours. Rien que les entraînements, quand tu les finis, tu es assez K.O et tu as envie de rentrer et faire une petite sieste. Le rythme que tu mets dans les séances, tu le fais le weekend et tu te sens mieux. Sur nos derniers matchs, nos courses, nos distances sont plus élevées, mais c’est parce que tu mets plus de rythme la semaine. C’est le résultat de la semaine et de nos efforts qui paient le weekend."
L'état d'esprit a-t-il changé : plus de duels, de courses ?
C’est le mots basiques du foot. Si tu ne les as pas sur le terrain, c’est compliqué de gagner des matchs. Même si tu as 70-75% de possession durant les matchs, si tu n'as pas la hargne de gagner tous tes duels, c’est difficile. Il a insisté dessus quand il est arrivé. Mais ce que je garde en tête, c'est sa manière de voir les entrainements, les rythmes, les schémas tactiques. C’est ce qui marque le plus. La hargne on l'avait toujours, mais là ça se voit plus. C’est un travail à 11 et quand on le fait ça fait la différence.
Un mot sur ta charnière avec Kiki Kouyaté depuis deux matchs ?
"Très bien ! Depuis que je suis arrivé, je joue avec pas mal de mes collèges. J’ai trouvé que ça s’est toujours très bien passé. On enchaîne deux matchs sans prendre de buts, l’arrivée d’Issiaga fait du bien aussi. Même si lui et kiki viennent d'arriver, ils sont toujours ensemble même dans le vestiaire. Falaye Sacko a aidé Kiki à bien rentrer dans le groupe. J’ai toujours été dans la communication, Kiki est à l’écoute. Dans les duels, dans l’impact, il y est. Ça fait la différence. On va voir ce que ça va donner sur la suite, c’est un bon début, on va essayer de continuer".
L'apport de Benjamin Lecomte depuis son arrivée
"Énormément de sécurité, de sérénité. Je découvre Benjamin à Montpellier. J’ai beaucoup entendu parler de lui avant. L’avoir avec nous, c’est un bien énorme, sur sa ligne ou comme relanceur. Par la communication, il est tout le temps sur notre dos. Ça fait du bien. Quand tu donnes des consignes aux autres, tu oublies parfois ta partie et lui il est derrière nous. Il a été décisif direct, c'est un très bon gardien, je suis très content de l’avoir derrière moi".
"On était moins exigeants dans les efforts"
Lecomte s'est vite imposé comme un leader dans le vestiaire
"Quand tu connais déjà le club, l’environnement.. Il connait un peu tout et avec le bagage qu’il a eu : il a connu Monaco, l'Atlético, l'Espanyol... Quand tu arrives ici, tu as un gros bagage dans ton dos. Depuis le jour où il est arrivé, il se comporte comme un leader, et il est l’un des gros leaders de ce vestiaire. Ça fait énormément de bien. Il a la communication qui est très facile avec tout le monde, il est réceptif, il communique beaucoup. Ça fait une différence énorme. Avec ce qu’il a vu, ça amène beaucoup de chose à l’équipe. Ça fait plaisir de l’avoir".
Tu dis que Michel Der Zakarian a amené de la rigueur et du travail dans le groupe. Étiez-vous trop laxiste avec ses prédécesseurs ?
"Je n'utiliserai pas le mot laxiste, mais je dirai juste qu’on était moins exigeant dans les efforts. On était moins réactif et on ne mettait pas autant de rythme. De mon ressenti sur le terrain, il y a beaucoup plus de rythme. En une touche, ça va jouer vite, le ballon va être posé vite. Si tu n'es pas dans le rythme, tu es en décalage. Si tu ne mets pas le rythme qu’il faut, tu vas tout de suite être mis sur le coté ou à coté de la plaque. Il demande à ce que ça court beaucoup. Ce sont des choses basiques et aujourd’hui on les applique. Le fait d’avoir un nouveau coach, tu as l’électrochoc, le fait de vouloir redistribuer les cartes tout ça. Mais le discours que le coach a amené, le rythme qu’il amène dans les séances, c’est une différence énorme et ça fait une différence énorme.
Pas d'électrochoc avec Romain Pitau ?
"Romain Pitau a aussi amené sa touche. Avec son staff, ils ont fait du très bon boulot. Ce que je ressens, c'est qu'il y avait un peu plus de laxisme dans les entraînements les dernières semaines. C’est une nouvelle page, c’est ce que j’ai dit au coach. Romain Pitau n’était pas là longtemps mais il m’a permis de progresser. Je le remercie encore pour tout ce qu’il a fait pour moi. Le rythme est important aussi par rapport à la situation où on est. Il ne faut pas se relâcher, se dire que tout va bien dès qu'il y a quelque chose de bon. Avoir ce rythme tout le temps, c’est se remettre en question. Mettre du rythme aux séances, c’est le reflet de ce que tu fais le week-end, c’est ce que j’ai vu au Celtic. Ce n’est pas possible, il faut avoir ce rythme tous les jours, tu ne peux pas arriver et enclencher un bouton les jours de matchs".
Avec 7 points d'avance sur le premier relégable, est-ce que Montpellier a envie d'aller chercher plus haut au classement ?
"J'ai envie d’être positif et penser oui. Mais il faut garder en tête l’objectif numéro 1 : le maintien. Et après on se permettra peut-être de penser à autre chose. Il faut rester les pieds sur terre, prendre les matchs comme ils viennent. Vouloir gagner trois points, éloigner les adversaires et on verra après la trêve. On a des adversaires direct. Si on peut arriver à prendre le plus de points possible jusque-là, rester sur terre, avancer…"
Le groupe peut-il déjà se relâcher ?
"L’erreur numéro 1 se serait de lâcher, de dire qu’on a 7 points d’avance sur le maintien. Mais je pense pas. Vu le rythme qu’on a mis à l’entraînement cette semaine, je ne l’ai pas vu. Quand tu viens de gagner, tu peux te relâcher, venir relax, mais ce que j’ai vu sur les séances d’entrainement, c’était très bien ! Tout le monde sait que Lens est un bon test pour nous. Et c'est pour ça qu’on joue au foot. C’est samedi, 21h00, une belle affiche. J'espère que le stade va être derrière nous, qu’on aura du bon soutien et montrer qu’on est là".
Est-ce frustrant de jouer ce match là sans Téji Savanier (suspendu) ?
"C’est sûr... C’est des décisions d’arbitre, on ne peut rien faire. Teji est le premier à vouloir montrer dans ce genre de match, il est un peu déçu de ne pas y participer. Il y a beaucoup de talents, de très bons joueurs comme Khalil Fayad, Joris Chotard, Léo Leroy. Quand ils doivent prendre la place d’un cadre offensif, ils arrivent à le faire. Il faut faire confiance à ceux qui sont derrière, j’ai confiance en eux pour nous amener ce surplus offensif pour déranger cette équipe de Lens".