Lors d'un court entretien accordé à L'Équipe, le milieu offensif de Montpellier Florent Mollet (30 ans) a évoqué les coup-francs, décisifs cette saison en Ligue 1 (15 coup-francs directs inscrits, plus haut total en Europe avec la Serie A).
"Dans chaque équipe, il y a un ou deux tireurs attitrés et souvent un très bon. C'est devenu une arme qui peut débloquer les matches. Quand les clubs recrutent aujourd'hui, ils prennent aussi des joueurs capables de marquer sur coup de pied arrêté (...) On travaille ces choses au quotidien, même quand on a un bon pied. Le plus important, ce n'est pas de les réussir à l'entraînement, mais en match, de répéter les gammes pour arriver le week-end avec le corps bien positionné. Je m'exerce soit avec des piquets, soit des mannequins blancs plus épais, plus importants que nos adversaires. Plus la difficulté est grande en semaine, plus on a de repères en match. J'en tire une dizaine ou une quinzaine chaque semaine mais quand on a réglé la mire, cinq ou six suffisent", a-t-il confié, avant de poursuivre sur son coéquipier Téji Savanier (30 ans), également précis dans ce domaine.
"Je les tire un peu moins, Téji prend plus le ballon, il en a mis trois, c'est comme ça. Cela me manque car cela crée des beaux buts. Mais, à Montpellier, ce n'est pas notre esprit de nous embrouiller sur un terrain. Peut-être que par le passé, j'aurais voulu plus les frapper, mais Téji a un pied exceptionnel, il est en confiance et je fais la part des choses. On est là pour aider l'équipe", a-t-il ajouté.