MHSC - Un ancien gardien du MHSC est devenu... agent de sécurité durant les JO 2024 !

Par William Tertrin
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Le stade de la Mosson du MHSC.

Le stade de la Mosson du MHSC.

Durant ces JO 2024, un ancien gardien du MHSC est chargé d'assurer la sécurité des "guests et des dignitaires français ou étrangers".

Enfant du MHSC, Laurent Pionnier a passé quasiment toute sa carrière à défendre le maillot de la Paillade. En point d'orgue, un titre de champion de France glané en 2012. À la retraite depuis 2018, le gardien de but s'est reconverti et travaille au sein de l'UNFP en tant que chargé de mission juridique et membre du département féminin. Mais ce n'est pas tout, l'ancien portier travaille également pour une société de sécurité privée. Il a donc été amené à officier dans la zone VIP de l’Accor Arena de Bercy durant... les épreuves de gymnastique et de basket pour les JO 2024 !

"Je n’ai pas de honte à dire que j’ai fait de la dépression"

"Je travaille lors des JO pour SGPS, une société de sécurité privée. Je suis en zone hospitalité, celle qui concerne l’accueil des guests et des dignitaires français ou étrangers. […] J’ai toujours aimé ce métier, que j’ai découvert via un de mes meilleurs amis. Je fais ça sur mes à côté, parce que je travaille toujours à l’UNFP. J’ai pris des congés pour pouvoir faire les quinze jours des JO à Bercy. J’ai obtenu ma carte pro et averti mon employeur de cette particularité. Par rapport à mon activité à l’UNFP, qui me prend déjà beaucoup de temps, ça me permet de faire d’autres choses très intéressantes", a-t-il expliqué, interrogé par RMC Sport.

"Je n’ai pas gagné suffisamment ma vie pour arrêter de travailler. Mais même si c’était le cas, je n’ai pas une nature à rester sans rien faire. Donc j’aurais toujours continué à faire quelque chose. J’ai eu ma première carrière professionnelle. J’ai gagné ma vie. Évidemment, je n’ai pas eu les salaires de certains joueurs du PSG ou autre. Mais je suis arrivé à me reconvertir. Je travaille à l’UNFP et la sécurité, c’est un métier passion. Je ne fais pas ça parce que j’en ai besoin pour vivre. J’en ai besoin psychologiquement. Ça met du beurre dans les épinards, évidemment, mais j’assouvis une passion avant tout.  Aujourd’hui, je n’ai pas de honte à dire que j’ai fait de la dépression. Peut-être aussi parce qu’il y a moins de tabou à ce sujet. […] Quand tout s’arrête, forcément, il y a le vide, le manque, le néant", a confié celui qui a pu s'occuper de Zinedine Zidane ou encore d'Antoine Griezmann durant ces Jeux.

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