Officiellement relégué en Ligue 2 le week-end dernier, le Nîmes Olympique traverse une crise institutionnelle grave. Le possible désengagement du président Rani Assaf laisse planer la menace d'un dépôt de bilan, ce qui inquiète le capitaine Renaud Ripart.
"C'est une période pas évidente d'un point de vue sportif et administratif." En une simple phrase l'emblématique attaquant du NO Renaud Ripart (28 ans) a résumé la situation de son club formateur. Sportivement rétrogradé en deuxième division, le club du Gard paye une succession d'erreurs selon numéro 20. "Il y a plein de choses qui ne vont pas dans ce club. Il y a eu beaucoup d'erreurs de faites pour en arriver là où on en est aujourd'hui, que ce soit sur le terrain et dans la gestion et le management du club. Quand on fonctionne comme un club amateur, forcément, en Ligue 1, c'est compliqué", a-t-il amèrement lâché.
Neuf millions d'euros de déficit
En plus des problèmes sur le terrain, Nîmes affiche un déficit d'environ neuf millions d'euros sur ces comptes. Conséquence, le club pourrait, dans un scénario catastrophe, repartir en National 3 si le président Rani Assaf venait réellement à se désengager comme il a menacé de le faire. Désireux de fermer le centre de formation pour réaliser une économie d'environ deux millions d'euros, Assaf est actuellement en conflit avec l'Association du Nîmes Olympique, qui gère la partie amateur du club et donc le centre de formation, et la mairie. Incapables de trouver un terrain, les trois parties se retrouvent en situation de blocage.
"J'espère que cela va s'arranger"
Un contexte angoissant pour Ripart. "Je pense qu'il y a des torts partagés. J'espère juste que cela va s'arranger. Je suis un éternel optimiste et je me dis que ce sera le cas parce qu'il y a trop à perdre. Nîmes Olympique qui repartirait en National 3, ce ne serait bon pour personne. J'espère qu'ils mettront leurs intérêts personnels de côté et qu'ils penseront au club." Ce matin, le journal L’Équipe évoquait l'intérêt d’un repreneur français sans toutefois communiquer son identité. Ce dernier devra se manifester d’ici le 30 juin au risque de voir le club repartir au plus bas. La survie du Nîmes Olympique est en jeu.