C'est certain, la saison 2021-2022 de Zinedine Ferhat est à jeter. Apparu à 14 reprises avec le Nîmes Olympique, pour seulement 901 minutes de jeu en Ligue 2 sans marquer le moindre but, ni distribuer une passe décisive, le milieu offensif algérien a payé cher son vrai faux départ du Gard. Pisté par plusieurs clubs de L1 l'été dernier, l'ancien du Havre a finalement été bloqué par sa direction et son président Rani Assaf. Alors qu'il arrive en fi de contrat à la fin du mois de juin, Ferhat est sorti du silence sur RMC pour revenir sur sa situation. "Déjà, je voudrais parler de mon niveau cette saison. Je n’ai rien montré… Je vais dire la vérité aujourd’hui, j’avais perdu l’envie de jouer et ça se voyait sur le terrain. Pourtant, je n’ai jamais lâché, je me suis toujours entraîné normalement mais sur le terrain, je n’arrivais pas à oublier ce qu’il s’était passé. Je n’étais pas au mieux psychologiquement. Et puis le président a annoncé en début de saison que l’objectif n’était pas de remonter directement en L1. Comment veux-tu te motiver avec un discours comme ça ?" lâche-t-il.
Ferhat a ensuite évoqué son mercato et le changement de discours de son Président. "Après la descente du club en Ligue 2, je ne vais pas mentir, j’avais l’objectif de partir pour rester en Ligue 1, où je pense avoir fait mes preuves. Pendant le mercato, le président annonce un prix: 2,5 millions d’euros pour me laisser partir. Un prix raisonnable qui convenait à tout le monde. Du jour au lendemain, le président a tout changé… et même là, le club a reçu une offre de 3,5 millions d’euros, qu’il a refusé ! La dernière semaine du mercato, je demande au président de me laisser partir, et il m’a répondu: "Ne t’inquiètes pas, c’est la fin, les clubs vont arriver avec des offres plus importantes." Sauf que ce n’est jamais arrivé. J’ai perdu une année à cause de lui. Je ne lui pardonnerai jamais."
Clairement, Ferhat a très mal vécu sa dernière saison à Nîmes et a enchainé les pépins physiques. "Très difficile. Deux fois, j’ai essayé de revenir sur les terrains. Une première fois avec le coach Plancque, mais je n’ai tenu qu’une mi-temps, j’étais incapable de jouer. J’ai croisé du regard le président au bord du terrain et j’ai ressenti comme un blocage psychologique. Puis ensuite avec le coach Usai, que je tiens à remercier car il a toujours été très compréhensif avec moi. J’ai rejoué avec lui, mais je me suis blessé à une côte ensuite (...). Je n’avais pas la tête au terrain et je n’ai jamais réussi à passer au-dessus de ce que le président m’a fait."