OGC Nice - Franck Haise sort du silence et explique les raisons de sa volte-face !

Par Julien Castanheira
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Franck Haise

Franck Haise

Franck Haise est sorti du silence pour évoquer les graves évènement survenus à Nice dimanche soir.

Franck Haise est sorti du silence, ce mercredi, auprès du journal L'Equipe. Le technicien a expliqué les raisons qui l'ont poussé à rester finalement à l'OGC Nice, malgré des grosses interrogations concernant son avenir après les évènements survenus au centre d'entraînement au retour de la défaite à Lorient.

Franck Haise : "J'ai vraiment pensé à rompre mon engagement avec le club"

"Mon choix arrive après deux jours et demi de réflexion. Il s'est passé beaucoup de choses depuis dimanche soir. Ce qu'on a vécu est inacceptable, quel que soit le métier que l'on fait. C'est inacceptable d'être mis en danger physiquement. Il aurait pu y avoir des choses encore plus graves. On ne peut pas occulter ce qu'il s'est passé. Quand j'entends qu'il ne s'est pas passé grand-chose... Il y a des joueurs qui se sont fait taper. On n'a pas 5 et 7 jours d'ITT par hasard. Le directeur sportif s'est fait taper, cracher dessus ; qu'on ne me dise pas que ça ne s'est pas passé. Il faut assumer ses responsabilités et ça n'a pas été le cas. J'espère qu'un jour les choses bougeront réellement. Même ceux qui n'ont pas été frappés sont choqués. Les joueurs ne comprennent pas. Qu'est-ce qu'il se serait passé si un mec avait réagi ? Certains sont venus cagoulés, avec des boules de pétanque... C'était pour jouer à la pétanque ?

S'il a "vraiment pensé à rompre" son contrat avec le club, Haise assure vouloir se battre. "J'ai vraiment pensé à rompre mon engagement avec le club. Plus que penser, même. Mais je reste pour l'humain. Cette nuit, je ne dormais pas et je me suis dit que je ne pouvais pas lâcher. On doit assumer le défi que représente la situation, et je suis sûr de vouloir me battre. J'étais prêt à partir, mes dirigeants le savaient. L'épisode de dimanche soir a été la goutte d'eau, une de plus. Je me suis demandé ce qu'on avait fait pour vivre des choses comme ça. Je veux bien qu'on manifeste son mécontentement, mais il y a des manières de le faire : avec des banderoles, des sifflets, des grèves des chants... Mais là, c'est quoi la prochaine étape ? Je ne serais pas parti pour des raisons sportives. Sur ça, si on doit se battre jusqu'à la dernière seconde, je serai là pour le faire. Si on doit descendre, on descendra, mais je vais me battre pour qu'on s'en sorte. Mais quand il se passe des choses comme ça, tu te dis qu'on est peut-être passés à côté de quelque chose de très grave. Attention, je ne mets pas tous les supporters dans le même sac."

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