Directeur de la branche sport de l'entreprise INEOS, qui détient l'OGC Nice, Dave Brailsford est relativement discret depuis l'arrivée de la multi-nationale britannique sur la Côte d'Azur. Ce jeudi, il s'est confié à L'Équipe sur sa manière de voir le développement du club azuréen et du lien qu'a le Gym avec le reste de la cellule sportive INEOS.
"À Ineos, il y a plusieurs orchestres : l'équipe de cyclisme, la Formule 1, le rugby, l'athlétisme, la voile, le football. Il y a deux mois, quand Jim (Ratcliffe) m'a demandé de regarder le club, je me suis rendu compte que tous les autres orchestres étaient plus proches les uns les autres que ne l'était Nice. Ce que j'ai trouvé, c'est que le club était un peu éloigné, il n'a pas encore réussi à partager des relations avec les autres composantes du groupe pour améliorer ses performances. Il faut donc ramener Nice vers les autres. Pourquoi un diététicien du club n'échangerait pas avec les autres diététiciens du groupe ? C'est vrai pour les analystes vidéo, pour les psychologues, pour tous les domaines" a-t-il d'abord expliqué.
"Si on n'a pas peur d'essayer, on ira de l'avant"
"J'ai trouvé à Nice des gens passionnés qui travaillent bien, mais pour une raison ou une autre... Dans n'importe quelle structure, il faut une colonne vertébrale solide. Si on a des visions différentes et qu'on n'est pas alignés, ce n'est pas optimal. J'ai trouvé qu'on pouvait mieux aligner tout le monde. On peut repartir sur un nouveau chapitre après avoir beaucoup appris depuis trois ans. Maintenant, on peut aller plus vite.Toute organisation doit travailler dans un environnement positif, pas avec une culture où on prend un bâton et où on donne des ordres. Il faut échanger. Dans le sport, il y a un côté souffrance. Mais on peut souffrir et prendre du plaisir. Regardez Tom (Pidcock) dans les descentes le sourire qu'il avait ! Dans le foot, si on n'a pas peur du résultat, si on n'a pas peur d'essayer, d'être libre, on ira de l'avant. C'est essentiel.