Emerson Palmieri, latéral gauche de 27 ans, a débarqué à Lyon l'été dernier sous la forme d'un prêt d'un an, en provenance du tout récent champion d'Europe londonien, Chelsea. Après une acclimatation XXL, l'Italien s'est très vite rendu indéboulonnable dans son couloir gauche. Homme fort de Peter Bosz, l'ancien Romain aurait pu voir son séjour à l'OL écourté, en raison de la blessure grave de Ben Chilwell, le titulaire des Blues qui joue au même poste. En effet, sans véritable doublure fiable et avec un Marcos Alonso de plus en plus limité, Chelsea a tout fait pour rapatrier Emerson à Londres. Une situation compliquée à gérer, qu'a expliqué le latéral gauche lyonnais, lors d'un entretien avec So Foot.
"C’était difficile, car d'un côté, je suis toujours sous contrat avec Chelsea, mais en même temps, ma promesse cet été était d’avoir signé pour un an avec Lyon. En fin de compte, je n’avais pas mon mot à dire, car c'est une chose qui se gère entre clubs. Ils ont parlé entre eux, Lyon a dit non. Maintenant, on avance, et ça me va bien", déclare-t-il, avant de compléter : "Quand tout a commencé, je n’y croyais pas trop. Je me disais que c’était un truc faux sorti par les journaux. Puis j’ai compris que c’était vrai, et j’ai passé dix jours où autour de moi, on ne parlait que de ça. Durant cette période, on jouait en Ligue 1 des matchs importants (entre Lyon-PSG et Lyon-Saint-Étienne, NDLR), et tous les jours lorsque je rentrais chez moi, ma famille me demandait si on devait faire nos valises ou non. Je répondais à chaque fois : « Je ne sais pas, ce n’est pas moi qui décide ! » Mais je crois qu’en fin de compte, ce dénouement est la meilleure chose qui me soit arrivée, et je ne dois garder que le positif de cet épisode. Le positif, c’est d’avoir vu Lyon dire non à Chelsea et se battre pour que je reste, mais aussi d’avoir vu Chelsea vouloir me faire revenir. Les positions des deux clubs m’ont fait plaisir, car cela veut dire que je fais bien mon boulot ici".