L'OL et John Textor, qui doivent composer avec des comptes dans le rouge, ont rendez-vous avec la DNCG, ce vendredi.
Cinquième du classement de la Ligue 1 après onze journées de championnat, l'Olympique Lyonnais (18 points, 5 victoires, 3 nuls, 3 défaites) se porte plutôt bien sur le plan sportif. L'écurie rhodanienne est, en revanche, beaucoup moins sereine sur le plan financier. En effet, la semaine dernière, l'OL a publié ses comptes, qui sont toujours dans le rouge. Selon les informations du quotidien L'Equipe ce mardi, le club de la capitale des Gaules a rendez-vous ce vendredi devant la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) pour son entretien de mi-saison.
Sans surprise, John Textor (59 ans), le propriétaire des Gones, sera sous pression face au gendarme financier du football français et devra se montrer très, très persuasif. Concrètement, le patron du groupe Eagle devra apporter des garanties substantielles à la DNCG, d'une somme comprise entre 100 et 200 millions d'euros, pour éviter de potentielles sanctions. Le plan proposé par Eagle Group, la société de John Textor, comprend plusieurs étapes pour redresser la situation financière de l'OL. Avec, comme priorité, une grosse levée de fonds.
L'ambitieux plan de redressemment de l'OL proposé par Eagle Group
Eagle Group table sur un apport de 75 millions d'euros d'ici la fin de l'année, soit via des capitaux propres soit via des ventes de joueurs appartenant à Botafogo, un autre club détenu par John Textor. À cela s'ajouterait une cession partielle de ses parts de Crystal Palace, évaluées jusqu'à 40 millions d’euros. Eagle Group envisage également une introduction en bourse à New York début 2025, introduction qui pourrait générer jusqu'à 100 millions d'euros supplémentaires. L'OL pourrait aussi vendre certains de ses joueurs lors du mercato d'hiver.
Si la DNCG ne valide pas ce plan, l'OL s'exposera à de lourdes sanctions pouvant aller de l'encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutations à une potentielle relégation à titre conservatoire si sa situation financière n'est pas redressée d'ici le terme de cet exercice 2024-2025. Un rendez-vous plutôt important, donc, pour la célèbre institution lyonnaise qui, l'hiver dernier, avait dépensé la très coquette somme de 70 millions d'euros pour renforcer son effectif et s'extirper du bas du classement de la L1.