OL - Le choix de l'entraîneur, la guerre Juninho-Ponsot, le découragement de Peter Bosz... Les dernières révélations de la saison chaotique de l'OL

Par Enzo Leanni
5 min de lecture
Jean-Michel Aulas, Juninho et Vincent Ponsot

Jean-Michel Aulas, Juninho et Vincent Ponsot

Les supporters de l'Olympique Lyonnais pensaient être au bout de leurs surprises durant la saison 2021-2022 mais le club continue sa descente aux enfers après la défaite à Metz, dernier du championnat au coup d'envoi, ce dimanche. Deux jours après cette nouvelle désillusion, L'Équipe signe un article de trois pages sur cet exercice catastrophique où les polémiques se sont multipliées. 

Loin du podium en Ligue 1 et sans parcours notable en coupe d'Europe avec une humiliation à la clé face à West Ham au Groupama Stadium (0-3), l'OL réalise l'une des pires saisons de son ère moderne. Au-delà des résultats bien inférieurs aux attentes, c'est une véritable crise interne qui est révélée par L'Equipe. De Juninho à Jean-Michel Aulas en passant par Peter Bosz, Vincent Ponsot ou Jérôme Boateng, on comprend très vite pourquoi le groupe vit très mal.

L'échec Christophe Galtier imputé à Juninho

Pour remplacer Rudi Garcia en mai 2021, les dirigeants lyonnais veulent trouver le profil idéal. Pour cela, Jean-Michel Aulas, Juninho et Vincent Ponsot dressent chacun une short list qui aboutit finalement sur cinq noms : Christophe Galtier, Peter Bosz, Lucien Favre, Roberto De Zerbi et Marcelo Gallardo. Si le quatrième est le favori de Juninho, le directeur sportif brésilien a perdu du crédit aux yeux de son président depuis le fiasco Sylvinho et n'est pas vraiment considéré.

Christophe Galtier est le premier nom coché sur la liste et est donc celui que le board lyonnais rencontre en priorité. Sur la même longueur d'onde, les parties se mettent d'accord avant que l'entraîneur récent champion de France ne se rétracte et décide de choisir Nice comme prochaine destination. La faute à Juninho une nouvelle fois selon le président Aulas et son nouveau bras droit Vincent Ponsot puisque Christophe Galtier aurait été refroidi par les annonces de Rudi Garcia à propos des relations avec le Brésilien. C'est donc finalement Peter Bosz qui signe à l'Olympique Lyonnais où l'ambiance est loin d'être au beau fixe.

Guerre interne

Tout au long de la saison, différents comportements agacent les hautes instances du club, ceux des joueurs d'abord, mais également entre dirigeants eux-mêmes. En novembre, la goutte de trop fait déborder le vase lyonnais puisque Juninho annonce dans un entretien surréaliste et inattendu sur RMC qu'il va quitter l'OL à la fin de saison. Le timing de l'interview n'est pas bien choisi et la légende Brésilienne prend ses valises dans les jours qui suivent. La plaie s'est créée au moment de choisir le coach, elle se ne refermera jamais.

"Je ne t'aime pas, et toi non plus, mais on va devoir travailler ensemble", avait, plus tôt, adressé l'ancien milieu de terrain au directeur du football, Vincent Ponsot. Dans une atmosphère pesante, Peter Bosz tente d'imposer ses idées à un groupe également divisé. La sauce ne prend pas, l'OL ne gagne pas trois matchs consécutifs sur l'ensemble de la saison et pointe actuellement à la huitième place d'un championnat qui se termine dans deux petites journées.

Peter Bosz découragé mais reconduit ?

Jean-Michel Aulas et Juninho espéraient lancer une nouvelle ère avec l'arrivée d'un entraîneur étranger dont certains louent une vision moderne du jeu mais le résultat n'est pas celui escompté. Malgré un classement historiquement bas en Ligue 1, un style de jeu qui ne s'est jamais mis en place et une considération tardive pour les jeunes, Peter Bosz ne devrait pas quitter le club à son tour. Dès septembre, ce dernier prend conscience de l'ampleur du chantier qui l'attend, ne penser pas y arriver mais voit sa direction le soutenir contre vents et marées. Malgré les résultats qui ne s'améliorent pas, le président Aulas ne cesse de conforter son coach. Selon L'Équipe, les agents de joueurs sont même avertis que le Néerlandais sera encore là la saison prochaine.

En novembre, la rencontre face à l'OM est arrêtée puis reportée après un jet de projectile sur Dimitri Payet. En décembre, le match de Coupe de France contre le Paris FC tourne à la catastrophe après des incidents en tribune. Lyon est exclu de la compétition, les supporters du club sont interdits de déplacement et les résultats ne décollent toujours pas. Xherdan Shaqiri et Jérôme Boateng, choisis par Peter Bosz, ne s'intègrent pas au groupe, Marcelo est coupable d'un "comportement déplacé" après la lourde défaite à Angers (3-0) et l'ensemble de l'effectif semble complètement fragmenté. En somme, du terrain aux tribunes en passant par les bureaux, rien n'a marché comme prévu à l'Olympique Lyonnais.

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