Malgré les débordements apparus au Groupama Stadium en fin de match face à Strasbourg (1-2), l'OL a annoncé, par la voix de son stadium manager, que les groupes de supporters lyonnais n'y étaient pour rien.
La situation de l'OL s'aggrave de semaine en semaine. Avec une 9ème place au classement de Ligue 1 et toujours aucune victoire en championnat en 2023, la fracture entre le club et les supporters semble très profonde.
Lors du match face à Strasbourg (1-2), ce samedi soir, les groupes de supporters ont tenu à faire passer un message aux joueurs et à la direction, sous les yeux du nouveau propriétaire du club, John Textor : banderoles avec des messages virulents, affiches de chèvres et photos de joueurs avec un message explicite "Dégagez". Plusieurs joueurs ont été pris en grippe dont Karl Toko Ekambi, sifflé à chaque ballon touché et hué lors de sa sortie. Visiblement marqué par ses critiques, le joueur s'est défoulé avec deux coups de pied dans une poubelle en rentrant directement aux vestiaires lors de son remplacement.
En fin de match, certains supporters ont même essayé de rentrer sur la pelouse avant d'être vite arrêtés par la sécurité. En zone mixte, Jean-Michel Aulas a tenu des propos durs à l'encontre des supporters : "Il ne faut pas qu'à chaque fois qu'on essaie de prendre des initiatives, on se retrouve face à des supporters très méchants par rapport à des gens irréprochables" avait-il déclaré. Mais aujourd'hui le discours semble avoir changé.
Les groupes de supporters félicités
En effet, les groupes de supporters ne seraient pas impliqués dans l'envahissement de terrain et auraient essayé de contenir les échauffourrées comme l'annonce Xavier Pierrot, le stadium manager de l'Olympique Lyonnais, dans Le Progrès : "Eu égard aux 6.500 abonnés en virage nord et aux 1.500 au sud, cela représente une minorité. Le club continuera d’échanger avec les responsables des groupes d’autant plus que les images en temps réel nous ont montré que ces derniers ont tout fait pour calmer la situation" a-t-il expliqué.