Alors que John Textor est actuellement à Lyon pour quelques jours, Jean-Michel Aulas a réaffirmé qu'il restait "le boss" de l'OL. Même s'il n'est plus l'actionnaire majoritaire, le président lyonnais garde le pouvoir au niveau opérationnel.
Officialisé le 19 décembre dernier, le rachat de l'Olympique Lyonnais par John Textor est devenu un peu plus concret depuis jeudi. L'homme d'affaires américain effectue sa première sortie dans son nouveau costume de propriétaire. Après s'être rendu au centre d'entraînement, il assistera à la rencontre face à Strasbourg samedi soir (21h). Même s'il est désormais actionnaire minoritaire (8% via la holding familiale Holnest), Jean-Michel Aulas reste, malgré tout, le capitaine du navire. Son coup de gueule envers les joueurs de Laurent Blanc est venu le confirmer, ainsi que son interview dans les colonnes de L'Equipe ce samedi matin.
Jean-Michel reste le boss
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Auprès du quotidien sportif, JMA a réaffirmé son implication totale : "Dans l'état actuel des choses, j'ai senti que John (Textor) ne voulait pas être trop vite en première ligne. Je suis allé serrer la main de tous les joueurs, aujourd'hui (vendredi) et, en m'adressant à eux, je voulais leur rappeler que je restais le boss". Un nouveau coup de pression alors que l'OL stagne dans le ventre mou du championnat (8ème, 25 points) à plusieurs longueurs des places européennes.
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— Olympique Lyonnais (@OL) January 13, 2023
John Textor aura son mot à dire sur les décisions importantes
Pour rappel, Jean-Michel Aulas a négocié une gouvernance d'au moins trois ans avec John Textor. Concrètement, rien ne change ou presque suite au rachat. Le président historique de l'Olympique Lyonnais continue de décider "pour 95 % de l'opérationnel". Le reste des décisions seront prises avec l'accord du nouvel actionnaire majoritaire. "Pour un transfert d'environ 10 M€, par exemple, ou une évolution de notre participation à l'Asvel ou à OL Reign, nous demanderons l'accord", précise Jean-Michel Aulas.
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"On a élaboré ensemble certaines limites. Je décide pour 95 % de l'opérationnel et, pour les 5 %, c'est du dialogue, de l'entente, en procédant comme je l'avais fait à Cegid, après la vente de mon entreprise, sur la base de budgets et d'engagements décidés en amont. Le reste, c'est seulement si on dérape dans les résultats ou si on dépasse le niveau d'engagement décidé. En six mois de négociations, j'ai appris à connaître John, qui est quelqu'un de bien, de passionné, et qui veut déléguer l'aspect opérationnel de la gestion. Mais on le consultait déjà pendant les négociations, au moment du changement d'entraîneur, ce qui était normal, de même que Vincent Ponsot l'a eu à plusieurs reprises au téléphone sur le dossier Dejan Lovren", révèle-t-il dans cette interview. À 73 ans, Jean-Michel Aulas n'est pas encore prêt de lâcher les commandes de "son" club.