Dans des propos rapportés par L'Equipe, Michael Gerlinger, le directeur général de l'OL, a pointé des problèmes d'arbitrage en France. Il estime que l'arbitrage français a 10 ans de retard sur l'arbitrage allemand.
L'OL a du mal à digérer. Deux jours après la défaite dans l'Olympico face à l'OM (3-2, analyse et notes), Michael Gerlinger a poussé un coup de gueule à propos de l'arbitrage, après plusieurs situations litigieuses lors du match. "Nous demandons des réponses claires, or il n'y en a pas. Il y a une scène similaire face à Nantes et le VAR avait été appelé, mais pas dimanche à Marseille. Plusieurs décisions lors de ce match expliquent notre tension. Joueurs, entraîneurs dirigeants devons être pros et prendre nos responsabilités pour le football mais il y a aussi un problème de responsabilité des arbitres pour leurs erreurs vis-à-vis des clubs et des joueurs", a lâché le directeur général de l'Olympique Lyonnais dans des propos rapportés par L'Equipe.
"La France est là où était l'Allemagne il y a 10 ans"
L'Allemand a rédigé une note à partir d'une étude réalisée sur le fonctionnement de l'arbitrage en Premier League et en Bundesliga. "En matière d'arbitrage, la France est là où était l'Allemagne il y a 10 ans. Le premier pilier porte sur l'organisation et la responsabilité. L'organisation de l'arbitrage est plus structurée et plus pro en Bundesliga et en Premier League. Il y a différentes sociétés et départements pour encadrer l'arbitrage. Le deuxième pilier porte sur la communication. En France, les relations sont plus autoritaires alors qu'en Allemagne et en Angleterre, l'avis des ligues est davantage pris en compte et les échanges arbitres-joueurs et entraîneurs plus fluides et constructifs", détaille Gerlinger au quotidien sportif, qui rapporte que le troisième pilier porte sur les procédures techniques de l'arbitrage et que le quatrième et dernier est autour de l'usage de l'IA.