Vincent Ponsot, le directeur du football de l'OL, s'est présenté devant la presse ce vendredi. Le dirigeant des Gones n'a pas mâché ses mots après les décisions prises par la LFP concernant l'Olympico face à l'OM.

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L'Olympico entre l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lyonnais, comptant pour la 10ème journée de Ligue 1, se disputera le mercredi 6 décembre prochain. La LFP a officialisé l'information cette semaine, précisant que cette affiche se tiendra au Stade Vélodrome, avec du public. Une décision qui ne passe pas, mais alors pas du tout, dans la capitale des Gaules. Face à la presse, ce vendredi après-midi, Vincent Ponsot, le directeur du football du club rhodanien, a tiré à boulets rouges sur la LFP et sur la préfète des Bouches-du-Rhône.
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"La commission de discipline a pris une décision politique en se déclarant incompétente sous prétexte que ces incidents ont eu lieu en dehors du stade. Mais qu'un acteur du foot, un entraîneur, soit ainsi agressé hors du stade, ce n'est jamais arrivé en France. On ne peut pas ne pas marquer le coup, et la commission a tout l'attirail pour se saisir. L'ancien article 129 des règlements généraux dispose que tous les clubs sont responsables du comportement de leurs supporters. C'était pour que les clubs s'engagent pour la sécurité et le comportement des supporters, mais cet article ne parle pas de territorialité. À 400 mètres du stade, on sait que ce sont des supporters de l'OM, et un guet-apens, avec des boules de pétanque. La commission a fait le choix politique de ne pas mettre un doigt là-dedans, mais je ne peux pas le comprendre pour un entraîneur qui a failli perdre son oeil", a d'abord indiqué le dirigeant lyonnais.
? Avant #SRFCOL notre coach remercie nos supporters et appelle à être tous unis dans ce moment difficile ?? pic.twitter.com/qzhPYF5hAS
— Olympique Lyonnais (@OL) November 10, 2023
Vincent Ponsot et l'OL ne s'arrêteront pas là
Le membre du board rhodanien a ensuite confirmé que l'OL allait faire appel : "On ne va pas s'arrêter là. On le doit à nos joueurs et au staff. Ce que l'on a subi nous il y a deux ans, le point retiré, le débat sur le match perdu, on ne veut pas que l'OM le subisse. Mais on veut pouvoir jouer au foot sans avoir peur ni risquer quoi que ce soit. On ne veut pas de sanction sportive, parce que les joueurs marseillais n'y sont pour rien. On veut jouer sur terrain neutre. Est-ce que l'OL ira à Marseille si rien ne change ? On n'en est pas là. On verra à l'issue des recours et on en parlera avec les joueurs et le staff. Les incidents ? Ce sont des supporters marseillais. Deux sont passés en comparution immédiate, deux Fanatics. Et la banderole « Soutien aux interpelés » au stade au match suivant, montre bien le lien entre les supporters et les auteurs de violence. De même, la Ligue propose de mettre un délégué dans le bus, en général : c'est bien qu'elle se sent concernée par le trajet vers le stade", a poursuivi Vincent Ponsot.
Vincent Ponsot s'en est enfin pris à un courrier émanant de la préfète des Bouches-du-Rhône, courrier sur lequel la commission des compétitions de la Ligue de Football Professionnel (LFP) s'est basée pour décider de la reprogrammation du match au Stade Vélodrome, avec du public, le 6 décembre prochain. "Elle exige trois choses : l'interdiction des supporters de l'OL, un bus mieux sécurisé avec double vitrage et anti-blast, et de choisir notre hôtel en concertation. C'est donc de notre faute. Un entraîneur a failli perdre un oeil et la seule leçon, c'est que nous, l'OL, on doit faire les choses autrement. Si le message est tout ce qui se passe en dehors du stade n'a aucune conséquence, il faudra l'assumer derrière", a conclu Vincent Ponsot.