Si le bus des joueurs et du staff de l'OL a été attaqué, ceux des supporters ont aussi été la cible de certains individus. Deux chauffeurs ont témoigné et sont revenus sur la soirée chaotique.
Après la tempête, le retour au calme... Ce dimanche soir, l'Olympico prévu entre l'OM et l'OL à 20h45 n'a finalement pas eu lieu. Après le caillassage du bus lyonnais, qui a blessé Fabio Grosso et son adjoint, mais aussi celui des cars de supporters rhodaniens, la rencontre a finalement été annulée et reportée. Pour Le Progès, Fayçal, l'un des chauffeurs de bus chargé de conduire les fans lyonnais au Vélodrome, est revenu sur cette soirée mouvementée.
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— RMC (@RMCInfo) October 30, 2023
Farid conduisait un car de supporters lyonnais hier soir qui a, lui aussi, été caillassé avant la rencontre OM / OL. Il raconte ce qu'il s'est passé hier soir#ApollineMatin pic.twitter.com/CqJdrnfral
La soirée de la peur
"Dans chaque bus, il y a un responsable de supporters qui gère. Au péage de Lançon, on a été escorté par une armada de CRS et de gendarmes (...) C’est par radio qu’on a appris que le bus des joueurs avait été caillassé. Les services de police nous ont sommés d’arrêter le bus. On a attendu un peu moins d’une heure, et quand on a enfin repris le chemin du stade, ça a été le début de caillassage du premier des quatre bus partis de la région Rhône-Alpes. L'action a été menée par des gens cagoulés et portant des écharpes de l’OM et des South Winners. Ma vitre, côté conducteur a volé en éclat. On a pu se diriger dans les parkings souterrains réservés aux supporters. Là, on ne craignait plus rien. Les supporters sont montés en tribune. Des membres de la Ligue professionnelle de football sont venus prendre des photos, et à 22 heures, j’attendais toujours de savoir quand j’allais bien pouvoir ramener les supporters à bon port", a-t-il relaté.
De son côté, Farid, un autre chauffeur, a raconté sa soirée pour RMC. "J'ai été effrayé. Tout s’est bien déroulé jusqu’à l’arrivée à proximité du stade Vélodrome. Les premiers cars se sont faits caillasser avec des jets de pierres, des fusées artisanales. Les vitres de ces cars-là ont explosé. Les CRS nous ont dit d’accélérer. Il y avait des supporters à droite, à gauche. La police était débordée. Je me suis senti en insécurité. Ils étaient là pour en découdre. Malgré la protection policière, il y a quand même cinq cars dont les vitres ont explosé", a-t-il déploré.