La 10ème chambre du tribunal judiciaire de Paris va juger, ce lundi et mardi, 11 des auteurs d'actes de cyber harcèlement visant Jacques-Henri Eyraud, ancien directeur général de l'OM, comme annoncé par L'Équipe. Les faits s'étaient produits au moment des incidents de la Commanderie, début 2021.
Les faits ont eu lieu début 2021, au moment des incidents de la Commanderie. À ce moment-là, Jacques-Henri Eyraud était directeur général de l'OM. La colère de certains supporters a alors pris un triste tournant, puisque certains s'en sont remis à des messages haineux sur les réseaux sociaux, visant l'ancien DG du club phocéen, ainsi que sa famille.
Des montages pornographique diffusés en ligne et mettant en scène la fille d'un cadre de l'OM, en passant par les très nombreuses publications appelant à tuer ou à brûler vif Jacques-Henri Eyraud, jusqu'aux montages photo le montrant la tête décapitée ou le corps positionné sur une guillotine... L'escalade de ces violences fut terrible.
Une grande part des auteurs de ces actes sont difficilement retrouvables
Le pôle national de lutte contre la haine en ligne a fait citer onze supporters marseillais, qui se cachaient derrière leur anonymat, pour proférer de nombreux messages haineux sur les réseaux sociaux. Ce lundi et mardi auront lieu le jugement de ces actes par la 10ème chambre du tribunal judiciaire de Paris, comme l'avait révélé L'Équipe.
"Il est temps de dire stop à cette violence devenue ordinaire dans le sport", avait alors révélé l'avocat de l'ancien dirigeant de l'OM, au moment des faits. À l'époque, le club phocéen avait porté plainte. Jacques-Henri Eyraud ainsi qu'un dirigeant du club avaient fait de même. Sur la centaine d'auteurs ciblés par les investigations, onze vont finalement être jugés. La plupart des auteurs de ces actes sont de simples suiveurs, éparpillés sur le territoire, donc difficilement retrouvables. Les enquêteurs ne sont pas parvenus à prouver l'implication de groupes constitués de supporters ultras dans ce déferlement de haine, comme révélé dans L'Équipe.
Les avocats des deux camps se renvoient la balle
"On les traite comme des cybercriminels chevronnés alors qu'on parle d'un tweet écrit sous le coup de l'émotion. Ils vivent au rythme de l'OM. Certains n'ont que ça dans leur vie. Cela n'excuse pas leur comportement, mais cela l'explique peut-être un peu", expliquait l'avocat Baptist Agostini-Croce , qui défend trois des mis en cause avec son confrère, Rodolphe Brun d'Arre, dans les colonnes de L'Équipe.
Des propos auxquels l'avocat de Jacques-Henri Eyraud a tenu à réagir. "Certains parlaient de lui faire la peau, de le crever, d'autres révélaient les noms des membres de sa famille, d'autres encore voulaient saigner ses enfants, d'aucuns exhortaient à le cambrioler, révélaient son adresse personnelle sur le net", avait-il notamment détaillé.