Coup de cœur de Pablo Longoria, Cédric Bakambu (30 ans) arrive à l'OM pour diversifier le secteur offensif. Son profil d'attaquant de profondeur offre de nouvelles possibilités à Jorge Sampaoli pour cette deuxième partie de saison.
L'image a de quoi prêter à sourire, mais elle veut aussi dire beaucoup des attentes de Pablo Longoria envers Cédric Bakambu. Ce vendredi, le président marseillais a failli arracher le poignet de son nouvel attaquant dans une franche poignée de mains, en marge de sa présentation aux médias. En recrutant l'international congolais, le dirigeant espagnol réalise un de ses vieux rêves. "On a parlé plusieurs fois dans le passé", a-t-il révélé, évoquant même une histoire d'amour avec Bakambu. Cet intérêt remonte notamment du temps où il était directeur sportif de Valence.
Il ne s’attendait clairement pas à une telle poignée de main pic.twitter.com/nNGN16Sfnt
— Guillaume Tarpi (@GuillaumeTarpi) January 14, 2022
Capable de jouer dans l'axe et à gauche
C'est peu dire que Pablo Longoria connaît bien Cédric Bakambu. Très bien même. Il en a fait la démonstration devant la presse en déballant le CV, ligne par ligne, de son néo-attaquant. "Je me souviens parfaitement de son passage à Bursaspor, où il a évolué comme ailier gauche. En Espagne, il a joué avec Soldado comme deuxième attaquant. Parfois, avec Léo Baptistão, il faisait le travail d'un premier attaquant. En équipe nationale, Mbokani était plutôt le point de référence et Cédric jouait autour de lui". Une connaissance aiguë et donc un recrutement qui correspond aux besoins de Jorge Sampaoli.
Car même s'il préside désormais dans les hautes sphères du club olympien, l'Asturien n'en a pas oublié son passé de recruteur (à l'Atalanta Bergame, Sassuolo ou la Juve notamment). Avec déjà Arkadiusz Milik dans son effectif, l'OM n'avait pas besoin d'un autre attaquant de fixation. L'ancien buteur de Villarreal va lui "exploiter les espaces", comme l'a expliqué Jorge Sampaoli qui espère que "ses caractéristiques nous donneront plus d'options pour marquer". Le coach argentin voulait ce profil et son président lui a trouvé. "C'est un joueur avec la capacité démontrée, en France, en Espagne et en Chine, de jouer à plusieurs positions offensives. Il nous donne des possibilités en attaque. On a répété qu'on avait besoin d'un attaquant en plus. Son profil est très dur à trouver dans le marché. Il est rare", a affirmé Longoria.
Un changement de système en attaque ?
Reste à savoir comment associer Milik et Bakambu... Les deux sont-ils compatibles ? À en croire Jorge Sampaoli, cela ne dépend que d'eux. "Un changement de système tactique dépendra de la compatibilité des attaquants. Il faut qu'il y ait un bon feeling entre eux. Avec deux pointes, ils peuvent se neutraliser, ça peut être négatif s'il n'y a pas de connexion, s'ils jouent les mêmes ballons. On verra s'il y a cette possibilité de deux pointes, ou un ailier et l'autre attaquant. Cela dépend surtout d'eux, plus que de moi".
Un système à deux pointes pose, en revanche, la question de l'utilisation de Dimitri Payet qui ne peut plus jouer sur un côté... ni enchaîner un match tous les trois jours. Cette configuration pourrait donc surtout permettre de le laisser au repos de temps en temps. L'équipe marseillaise aura également la possibilité d'utiliser son métronome en faux numéro 9 avec des flèches sur les côtés, comme Luis Henrique, Konrad De La Fuente, Bamba Dieng (quand il reviendra de la CAN) et donc Cédric Bakambu. Bref, son arrivée multiplie les possibilités de Jorge Sampaoli. Au regard du marathon qui attend l'OM à partir de février avec le barrage de la Ligue Europa Conférence, un éventuel parcours en Coupe de France, le match en retard contre l'OL (sans compter ceux, éventuels, à cause du Covid-19), ce n'est pas de trop.