OM - Doria livre ses vérités sur son échec à Marseille

Par L.P
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Matheus Doria, ici sous les couleurs de l'Olympique de Marseille.

Matheus Doria, ici sous les couleurs de l'Olympique de Marseille.

Chez nos confrères de So Foot, Doria s'est longuement confié sur son expérience on ne peut plus délicate sous les couleurs de l'Olympique de Marseille. Le Brésilien a tenté d'expliquer son échec retentissant sur la Canebière.

Début septembre 2014, Matheus Doria Macedo dit Doria rejoignait l'Olympique de Marseille contre un petit chèque de 8 millions d'euros. Le défenseur central brésilien, alors âgé de 20 ans, arrivait avec le statut de pépite et de capitaine de la sélection brésilienne des moins de 20 ans. Problème, la greffe ne prendra jamais sur la Canebière pour un joueur recruté sans l'aval de l'entraîneur olympien du moment, Marcelo Bielsa. Une donnée qui a précipité le début de la galère pour le Brésilien, qui est revenu sur ses années marseillaises dans un long entretien accordé à nos confrères de So Foot.

"Je m'entraînais avec l'effectif pro, je travaillais en silence. Mais je passais le match sur le banc et le lendemain, je jouais avec l'équipe réserve. Ça m'a fait mal. Ça n'a pas commencé comme je l'espérais, et je n'arrivais pas à m'entraîner correctement, je n'étais pas concentré, ma tête n'était plus là, je n'étais pas heureux. Je voulais vite partir", a expliqué le joueur brésilien. "S'il y avait un expulsé ou un blessé dans l'équipe, Bielsa alignait un milieu défensif ou un latéral pour ne pas avoir à me positionner en défense centrale. Il alignait même des gars du centre de formation comme Sparagna ou Aloé. Ce sont des bons joueurs, je n'ai rien contre eux, mais ils n'avaient jamais joué en pro, alors que j'étais dispo. Tout ça à cause de ce clash avec Labrune. Moi, comme je suis bien élevé, je ne disais rien, je m'entraînais pour qu'on ne parle pas de moi en mal", a-t-il poursuivi.

Pas de rancune, malgré tout

En quatre années passées à l'Olympique de Marseille, le joueur n'aura pris part qu'à 33 toutes petites rencontres (2 buts), en tout et pour tout. Un véritable flop, pour un élément qui a souffert de son étiquette de "banni" de Bielsa : "Même dans les autres clubs, les gens pensaient que j'avais eu un problème avec lui. Les clubs où j'étais en prêt, on me demandait : 'Alors, tu t'es embrouillé avec Bielsa ?' Je répondais : 'Non, je ne me suis brouillé avec personne. C'est juste qu'il s'est disputé avec le président, et il n'avait pas besoin de moi !' C'est comme si Bielsa avait laissé une trace négative sur moi", a indiqué le natif de São Gonçalo, et de se livrer sur sa relation quasi nulle avec le sulfureux technicien argentin : "Il ne parlait pas beaucoup avec les joueurs. Il laissait les membres du staff le faire, et ses adjoints avaient un peu honte de venir à la fin de l'entraînement, s'approcher doucement, et m'annoncer que j'allais jouer avec la réserve. Parfois, ils m'envoyaient un SMS pour ne pas me le dire en face".

Malgré tout, l'Auriverde dit n'avoir aucune rancune à l'égard du technicien : "Mais je ne suis pas rancunier. Je n’ai de problèmes avec personne. Si me placarder est une idée qu’il avait dans la tête...", a-t-il lancé, avant de glisser, beau joueur, qu'il a quand même appris et progresser sous la houlette de l'Argentin : "Si je lui reproche quelque chose ? Non, je n'ai rien contre lui. En vérité, il ne me parlait pas. Le conflit avec le président, seul lui sait ce qu'il s'est passé. J'essayais d'apprendre et de profiter de son travail et de l'appliquer dans mon jeu. Aujourd'hui encore, je m'en sers : la relance propre, au sol, ne pas laisser le ballon rebondir n'importe où dans ma zone. J'ai essayé de prendre le maximum de Bielsa en matière de foot. Après, humainement, c'est difficile, tu sais...", a conclu le désormais titulaire épanoui au Santos Laguna, au Mexique. 

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