En manque de temps de jeu et poussé vers la sortie cet hiver, Alvaro Gonzalez n'apprécie pas son traitement par la direction marseillaise. Le défenseur espagnol estime mériter plus de considération après avoir, entre autres, accepté une baisse de son salaire.
Très peu utilisé par Jorge Sampaoli cette saison (10 matchs toutes compétitions confondues), Alvaro Gonzalez vit très mal la situation. Titulaire régulier depuis son arrivée à l'été 2020, le défenseur espagnol a été relégué sur le banc suite aux arrivées de William Saliba et Luan Peres. Dans un entretien accordé au quotidien AS, il est d'abord revenu sur les choix de son entraîneur qu'il ne comprend pas vraiment. "Si je ne joue pas, je ne peux pas être bien. Je ne traverse pas mon meilleur moment. Est-ce que je joue moins pour des raisons tactiques ? Avec Sampaoli j'ai joué toute la saison dernière. Il est très porté sur l'évolution des systèmes, c’est ce qu’il fait depuis son arrivée. Jouer dans une en défense à quatre, je le fais depuis 12 ans. Je ne pense pas que ce soit ça, honnêtement. Je ne sais pas de quoi je suis victime", a assuré Alvaro Gonzalez.
"J'ai dû baisser mon salaire"
Très attaché au maillot olympien, le joueur de 32 ans avait même accepté de baisser son salaire l'été dernier pour aider financièrement le club. Un geste qui, pensait-il, le mettrait à l'abri d'une perte de son statut. "Ce que je sais, c'est qu'ils m'ont prolongé et à partir de là, des problèmes de toutes sortes ont commencé. J'ai dû baisser mon salaire le 31 août pour qu'ils puissent signer un joueur (Amine Harit) et même si cela m'a fait mal, je l'ai fait parce que je suis le troisième capitaine de l'équipe et j'ai compris que je devais faire ces choses pour le club. J'ai tout fait pour que tout le monde puisse être inscrit. À partir de ce moment-là, ils ont commencé à me rabaisser de manière incompréhensible alors que j'ai tout donné pour le club, j'ai traversé vents et marées. Plus tard, ils ont voulu me faire partir d'une mauvaise manière", a-t-il affirmé avant de revenir sur les rumeurs de départ lors du mercato hivernal.
"Blessé" d'avoir été poussé vers la sortie
Le défenseur ibérique a été annoncé du côté de Bordeaux et Valence notamment. Mais il n'a jamais voulu quitter Marseille, comme il l'a rapidement fait savoir à ses dirigeants. Pour autant, Pablo Longoria a fait le forcing pour se séparer de lui, le club marseillais devant dégager des liquidités pour passer sans encombre devant la DNCG. "Ça m'a un peu blessé. Je me sens responsable d'un groupe dans lequel je suis l'un des plus anciens avec Mandanda et Payet. (…) L’an dernier, quand les choses allaient mal, quand il y a eu un changement d'entraîneur, quand les ultras sont arrivés (lors des incidents de La Commanderie), Mandanda et moi sommes sortis pour montrer nos visages et essayer de leur parler. Tout comme je respecte le club, j'aurais aimé que le club me respecte. Pendant le mercato, j’ai dit que je n’allais pas bouger. On sait tous à quoi ressemble le marché en janvier, les situations des équipes qui veulent vous prendre ne sont pas idéales, elles ont du mal. Ce n'est pas la même chose que d'aller dans des équipes qui vont bien. Je leur ai dit d'attendre jusqu'en juin, qui est un marché plus long avec plus d'options", a poursuivi Alvaro Gonzalez, qui va désormais ronger son frein dans l'ombre de Saliba, Peres, Caleta-Car, Balerdi voire Kolasinac. Sous contrat jusqu'en 2024, cela ne fait aucun doute qu'il ira voir ailleurs l'été prochain.