Jean-Louis Gasset est revenu sur son actuel challenge, l'Olympique de Marseille, dans les colonnes de La Provence.
L'entraîneur phocéen est arrivé à Marseille pour succéder à Gennaro Gattuso, c'est le 4ème coach de la saison du club. Il a enchaîné 5 victoires en autant de matchs, notamment une qualification en quart de finale de la Ligue Europa. En revanche les Olympiens sont sur une série de 5 défaites d'affilée, une première depuis l'OM d'Elie Baup en 2013. Malgré cela, Jean-Louis Gasset est heureux d'être à la tête d'un club de cette envergure : "Ici, les choses ont pris une autre ampleur. Je suis rentré une fois chez moi, je m’en suis aperçu. J’ai travaillé dans d’autres clubs pourtant, j’ai fait quelque chose à Montpellier. Mais Marseille, pfff… Incroyable. L’Olympique de Marseille (il insiste sur chaque syllabe). Je vais faire des courses avec ma mère, une femme m’arrête. Avant, on regardait, j’entendais des "tu as vu qui c’est ?". Là, il faut dire un mot, immortaliser le moment. C’est plus fort que tout ce que j’ai connu. C’est pour ça que je suis venu. En tant qu’adversaire, je sentais que c’était spécial. Mais ces soirées-là (au Vélodrome), le bateau tangue, les gens t’amènent à te surpasser, ils te font voler. Tu as envie de leur faire plaisir. Le nombre de petits qui, dimanche, m’ont dit qu’il fallait gagner jeudi… J’entends ça depuis quarante ans. Mais là, ces enfants avaient les larmes aux yeux", a déclaré l'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire.
Sur le choc face au Benfica
Jean Louis Gasset est revenu sur le quart de finale retour d'Europa League qui attend ses hommes ce jeudi soir (21h). Le Marseillais reconnaît l'importance de ce match face au Benfica : "On n’y est pas encore. Mais tout le monde n’a qu’un mot à la bouche : jeudi. C’est incroyable. Tu vas manger au restaurant, on te dit "jeudi". On fait une photo, on te dit "jeudi" . Contre Villarreal, les joueurs se sont multipliés, ils ont senti l’attente. Il y avait de l’agressivité. Il fallait que l’on soit à la hauteur, dans le même état d’esprit que les supporters. Se dire : "Ce soir, il ne nous arrive rien, on le fait, on en est capable, car on l’a déjà fait". Il faut l’ancrer dans l’esprit des gens. C’est un moment crucial de la saison, on peut gommer beaucoup de choses parce qu’on donnera beaucoup d’espoirs", a admis le coach de 70 ans avant d'affronter les Portugais dans un stade Vélodrome plein. Les Marseillais ont tout de même un but de retard, suite à la défaite du match aller 2-1 au Stade de la Luz.
Sur son âge
"Agacé par l'allusion à mon âge ? Non. Vous ne pouvez pas faire l'unanimité. Quand Marseille a dessiné le profil, il fallait un entraîneur qui apaise, connaisse les joueurs, un peu le football et la L1. Oui, j'ai mon âge. Mais il y a la carte d'identité et le personnage. Je connais des jeunes qui sont vieux et des vieux qui sont jeunes. Si on parle foot, je bouillonne. Si un jeune est en face de moi, il bégaye, a du mal à parler. Il me reste des choses à faire, j'ai pas tout eu. Je veux les vivre à fond", a appuyé Jean Louis Gasset, en fin de contrat le 30 juin prochain. UN contrat qui ne devrait pas prolongé.