Avant le match face au MHSC pour l'OM, le coach Jean-Louis Gasset a abordé cette rencontre d'une manière très émouvante.
Ce dimanche, l'OM reçoit le MHSC au Vélodrome pour le compte de la 23ème journée de Ligue 1. Un match qui aura une saveur bien particulière pour Jean-Louis Gasset, qui a joué mais aussi été entraîneur de Montpellier, entre 1998 et 1999, puis en 2017. Après sa première victoire pour son premier match jeudi au Vélodrome (3-1 face au Shakhtar Donetsk en Ligue Europa), "JLG" espère bien enchaîner, contre un club qui lui tient forcément à cœur.
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Montpellier, un club décidément à part pour Jean-Louis Gasset
"Montpellier, c'est mon club de toujours, la ville où je vis. J'y ai des amis, des gens que je considère de ma famille. Bien sûr, c'est un match particulier. Je les ai déjà affrontés, pendant une heure et demie, chacun veut gagner, et ensuite on s'embrasse. C'est souvent comme ça le destin. Eux aussi sont dans l'urgence, et nous on est dans une obligation de résultats pour recoller un petit peu. C'est un match important pour tout le monde", a rappelé l'entraîneur de 70 ans dans des propos rapportés par La Provence. Il a également livré une anecdote très touchante sur sa relation avec le MHSC.
"Quand je suis revenu à Montpellier dans la peau d'un numéro un, je voulais vivre des challenges. Le retour à Montpellier c'était fin janvier (2017). Attention là on va aller dans l'émotion... On avait enterré ma femme le jeudi, Louis Nicollin était à l'enterrement. Montpellier est venu à Marseille et a perdu 5-0. Et dans la nuit du dimanche, il m'a appelé pour me dire : "il n'y a que toi qui peux me sauver". Je n'ai pas pris l'appel à 4 heures du matin, mais il a réitéré le lendemain et je lui ai dit : "mais je ne suis pas en état". Il m'a dit : "si, viens". Ok. Mais pour 15 matchs, donc ça se ressemble. Montpellier avait perdu à Marseille 5-0. J'y suis allé pour 15 matchs, il fallait gagner 5 matchs, on en a gagné 5. On a fait 38 points, on s'est sauvés. Et je me suis arrêté. Et Louis Nicollin est décédé en juin... le jour de son anniversaire. Comme ma femme. Le jour de son anniversaire. Donc, il y a des petits trucs comme ça. On ne peut pas le décrire. On dit : "c'est le destin, c'est comme ça". Mais Montpellier, c'est ma famille", a-t-il rappelé, dans des propos rapportés par Le Phocéen.