OM - L'avis très tranché de Gennaro Gattuso sur les interdictions de déplacements pour les supporters

Par Loïc Poyade
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Gennaro Gattuso, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille.

Gennaro Gattuso, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille.

Plus d'un mois après le report de la rencontre à cause des graves incidents survenus avant le coup d'envoi, l'OM va à nouveau accueillir l'OL, ce mercredi soir (21 heures, Stade Vélodrome), en match en retard de la 10ème journée de Ligue 1. À la veille de cette affiche face aux Gones, Gennaro Gattuso (45 ans), l'entraîneur phocéen, a répondu aux questions de la presse et a fait passer un message clair aux supporters marseillais. Le technicien transalpin s'est également exprimé sur les interdictions de déplacement de supporters, une solution qui n'est pas vraiment à son goût.


Le message de Gennaro Gattuso pour les supporters

"J'aimerais leur dire que le match de demain doit être une fête. On a vu ce que c'était de jouer contre Rennes sans nos ultras, on ne veut pas que ça se reproduise. On ne veut pas de bordel. Ça doit être une fête et ils le savent. Je suis sûr que ça se passera bien".

Ses options pour remplacer Joaquin Correa et Iliman Ndiaye

"Je ne peux pas répondre. C'est très clair ce que je dois faire, mais je ne peux donner aucune indication à nos adversaires. Je suis désolé de ne pas pouvoir répondre".

Ses certitudes après un peu plus de deux mois à l'OM

"Notre point fort est la rapidité et l'explosivité de l'équipe. On a une marge de progression, on n'exploite pas les qualités de l'équipe, surtout avec la rapidité qu'on a en attaque. On n'est pas encore assez bon pour finir nos actions".

La gestion de son effectif

"Tout est une question de risque. Je n'ai pas fait d'études de médecine. On doit faire confiance au staff médical pour ne pas risquer qu'un joueur se blesse et manque un ou deux mois. Mon style est toujours de donner de la confiance aux joueurs. Mon but est d'avoir la meilleure équipe demain".

La sortie de Jonathan Clauss face au Stade Rennais FC (2-0, J14)

"Il n'était pas à 100%, c'est pour ça qu'on a pris la décision de ne pas le faire renter en seconde période. Le statut, c'est quoi? Il sait ce qu'on s'est dit dans le vestiaire, ça restera entre nous. Il n'y a pas de statut, tous les joueurs doivent travailler. Ce n'est pas une polémique, on en a parlé ensemble, il n'était pas prêt pour venir sur le terrain, c'est tout. Il est disponible pour demain".

Le manque de constance de l'OM

"Regardez Rennes par exemple, ils ont un effectif très fort mais ont des hauts et des bas. Jouer tous les trois jours n'est pas simple. Ce n'est pas une excuse, c'est simplement la vérité. Les joueurs ont eu une préparation différente et j'ai imposé mon style de jeu très personnel quand je suis arrivé. On travaille et on a démontré de bonnes choses. Ça va continuer. Depuis la trêve internationale, on ne s'entraîne pas. C'est impossible de s'entraîner car on joue tous les trois jours. On a un nombre limité de joueurs à notre disposition. Cela renforce la personnalité de l'équipe".

L'interdiction de déplacement des supporters

"Je l’ai vécu personnellement. Il y a eu des morts pendant un match que j’ai joué, le match avait été arrêté. Mais c'est une défaite pour le football, une défaite pour le sport. Un match de football devrait être comme une séance de cinéma ou de théâtre, où les familles peuvent y aller en toute tranquillité, où un enfant pour être là avec son père et regarder ses idoles jouer. Ça ne peut pas être une zone de guerre, une zone de conflit. Peut-être que c’est un rêve que ce soit comme le cinéma et le théâtre, mais c’est comme ça que ce devrait être. C’est quelque chose qui est arrivé en France, c’est arrivé en Italie auparavant. Il faut juste que les autorités prennent des précautions. La beauté d’avoir une famille avec les enfants qui regardent leurs idoles avec leurs parents n’a pas de prix. C’est ça qu’on devrait voir dans le stade".

Fabio Grosso

"Je lui ai parlé deux fois. La première fois après l'épisode, je l'ai appelé quand il était dans les vestiaires. On a aussi un groupe Whatsapp avec les champions du Monde 2006. Mais je n'aime pas forcément appeler les coachs quand ils perdent leur travail".

Ce qu'il manque, selon lui, à l'OM

"Il manque la tranquillité. Il manque de la continuité dans les résultats. Quand vous n'avez pas les résultats, le ballon et le maillot pèsent plus lourd. On doit continuer à travailler. Mon rôle est d'être pragmatique. Mettre mes idées en place est secondaire. Ce n'est pas mon ego. On doit rendre les choses les plus simples possibles pour les joueurs".

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