Dimanche soir, l'OM a fait preuve de caractère en s'imposant sur la pelouse du FC Nantes (1-2, notes et analyse), après le passage à vide dans le Classique de dimanche dernier. L'entraineur italien Roberto De Zerbi s'est montré dubitatif en fin de rencontre, mais garde une grande confiance en son groupe et demande de la patience, après un été mouvementé sur le marché des transferts pour le club phocéen. Le manager phocéen a développé une longue tirade sur ces débuts à l'OM, en conférence de presse d'après-match
Arrivé de Brighton en juin dernier, l'entraineur marseillais Roberto De Zerbi a fait trembler la Ligue 1 en débarquant au sein de la cité phocéenne pour trois ans, après une triste huitième place en championnat, pire classement pour l'OM depuis le début du 21e siècle. Doté d'une abnégation dont lui seul a le secret, le coach italien est arrivé avec de grosses ambitions et a ramené des superstars, dans un club qui n'a pas été capable de se qualifier pour l'Europe la saison précédente. Mason Greenwood, Adrien Rabiot ou encore Pierre-Émile Hojberg étaient des recrues encore impensables la saison passée, mais le travail de De Zerbi à Brighton et Sassuolo ont convaincu ces grands joueurs de se joindre au projet marseillais.
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"Il y a eu énormément de changements dans cette équipe"
Après la victoire de l'OM sur la pelouse du FC Nantes, pour la 10ème journée de Ligue 1, Roberto De Zerbi s'est livré longuement en conférence de presse sur ce début de championnat et demande, encore une fois, de la patience, afin d'amener l'OM là où il mérite. "Je tiens à être clair. Tout d'abord, je pense que mes joueurs sont nouveaux pour beaucoup dans ce club, mais quand ils sont venus ici, ils étaient heureux de le faire et ils savaient ce qui les attendait. Moi-même, je suis très heureux d'être venu à Marseille. Je me sens très bien ici, très bien dans cette ville, mais il ne faut pas oublier qu'on essaie de construire une équipe nouvelle et forte. On était 8e au classement à la fin de la saison dernière, on a baissé la masse salariale des joueurs d'environ 20 millions. Alors ce n'est pas parfait, c'est vrai vous avez raison, surtout au Vélodrome. C'est quelque chose qui nous affecte beaucoup. Évidemment qu'on voudrait avoir plus de continuité à domicile, évidemment que cette défaite contre le PSG a été très dure. Physiquement aussi. Je pense que vous ne pouvez pas imaginer, les joueurs ont vraiment énormément souffert de cela. Ça a été une semaine difficile" admet l'ex manager de Brighton.
"Mais il faut choisir : soit on décide de construire, soit on s'arrête à un match remporté où Greenwood est le meilleur du monde et à la défaite suivante, alors il n'est plus du tout bon. Évidemment, on sait qu'on doit et qu'on peut s'améliorer. On n'est pas encore au niveau de jeu que j'espérais. Sur ce match, on a fait 40 bonnes minutes de jeu, mais ce n'est pas encore ça. C'est vrai que même s'il faut au Vélodrome avoir plus de résultats, plus de personnalité, plus de courage, plus d'esprit aussi au niveau de la façon dont on attaque, dont on défend, il ne faut pas qu'on oublie qu'on est 2e, qu'on a 20 points en 10 matchs, qu'on est la 2e meilleure attaque du championnat, qu'on a le 2e meilleur buteur, Greenwood. Il y a eu énormément de changements dans cette équipe".
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