Depuis lundi, le jour de la fameuse réunion entre l'état-major et les supporters de l'OM à l'origine de la crise extra-sportive du club, chacun y va de son grain de sel pour commenter les évènements. Christian Cataldo, le président des Dodger's, n'a pas fait exception à la règle.
L'OM était au centre de toutes les attentions cette semaine ! Ce lundi, au lendemain d'un match nul soporifique face au TFC (0-0), une réunion organisée entre des fans olympiens et l'état-major du club a tourné au drame. Remontés contre leurs dirigeants, les supporters s'en sont ouvertement pris à ces derniers et se sont montrés très virulents. Résultat des comptes, Marcelino a démissionné de son poste d'entraîneur, deux petits mois après son arrivée sur le banc de touche olympien. Depuis une semaine, cette fameuse réunion ne cesse d'alimenter les débats dans tous les médias de France. Ce dimanche, c'était au tour de Christian Cataldo, le président des Dodger's, de livrer sa version des faits, au micro de RMC Sport, lors de l'émission "Bartoli Time".
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"Jamais des menaces de mort n’ont été prononcées. Jamais !"
Ce dernier a expliqué que lors de l'échange entre les fans et la direction, Pablo Longoria n'aurait pas été directement visé par les propos des supporters présents. En effet, ce serait plutôt son collègue Pedro Iriondo, le directeur général de l'OM, qui aurait été la victime principale. Christian Cataldo affirme également qu'aucune menace de mort n'aurait été prononcée à l'encontre de l'état-major phocéen. "Il y a beaucoup de gens qui ont parlé. Le président (Pablo Longoria) aussi, c’est son droit. Je ne veux pas parler beaucoup de cette réunion, car c’est la réunion où j’ai le moins parlé. D’habitude, il y a toujours deux ou trois leaders, dont je fais partie, qui prennent la parole, mais là, c’est peut-être celle où j’ai le moins parlé depuis 30 ans. J’en ai connu des réunions chaotiques. C’est vrai que le ton est monté, que ça a crié. Jamais des menaces de mort n’ont été prononcées. Jamais ! Tout est parti de là", a-t-il expliqué, avant de poursuivre sur le moment où la situation s'est envenimée.
"C’est faux. Pablo (Longoria) a parlé 2-3 minutes. Après, c’est parti, parce qu’il y avait des parents d’enfants qui sont au centre de formation… La discussion est partie de là. Il y a eu un reproche sur la façon dont sont traités les enfants au centre de formation, notamment les féminines. Voilà comment la situation s’est envenimée. Quand ce parent a exposé tous les cas durant la saison écoulée, ce n’était pas Pablo Longoria qui était visé mais (Pedro) Iriondo (le directeur général de l’OM). Lui, il est resté bouche ouverte et il ne répondait pas. Il n’y avait pas de réponse. Il y a eu le cas des filles qui se sont changées en dehors du vestiaire, le cas où on leur a dit "si vous n’avez pas d’argent, vous ne mangez pas, on n’a pas de budget pour vous donner à manger", le cas où elles n’avaient pas l’équipement de l’OM… Plein de choses comme ça se sont accumulées tout au long de la saison. Ce parent avait demandé une réunion avec Iriondo. On lui a dit : "oui, non, on prend rendez-vous", ils ne sont pas venus… Il en avait gros sur la patate. Il n’y a pas eu de réponse en fait ! Rachid Zeroual a enchainé sur les jeunes du centre de formation. Et comme il n’avait pas de réponse, il s’est énervé, il a haussé la voix, il a quitté la réunion. Nous, on est resté quelques minutes", a expliqué le président des Dodger's. Une chose est sure, cette réunion ne devrait pas encore avoir livrée ses derniers secrets...