Voilà un peu plus d'un an que Florian Thauvin est aux Tigres de Monterrey pour tenter de donner un élan différent à sa carrière après un passage éprouvant à Marseille. Invité dans l'émission Rothen S'enflamme sur RMC, le gaucher est d'ailleurs revenu sur un des moments charnières de son passage à l'OM. Pour rappel, Florian Thauvin aurait pu quitter le club olympien après le Mondial 2018, alors qu'il sortait de la meilleure saison de sa vie. Cependant, selon l'ancien Bastiais, Jacques-Henri Eyraud (le président de l'OM de l'époque) se serait montré bien trop gourmand concernant son attaquant et aurait pénalisé la suite de sa carrière.
"Je pense que l’erreur qui a été commise quand je sortais de mes très bonnes saisons, quand je sortais de la Coupe du monde, le président demandait 80 millions d’euros pour moi et c’était beaucoup trop. Je ne lui en veux pas, il a essayé de gérer de la meilleure façon possible. Ce que je trouve dommage, c’est que je sois parti libre alors que cette année il y a la Roma qui était prête à mettre 40 millions d’euros et je pense qu’à l’époque c’était une belle somme d’argent pour moi", a-t-il expliqué avant de souligner le manque de considération du président au moment de sa longue blessure avec l'OM.
"Les choses se sont mal déroulées parce que je fais une super saison, l’année d’après je me blesse, je suis blessé un an et quand je reviens il me reste un an de contrat et en fait j’attendais de la part du club du soutien à ce moment-là, avec ce que j’avais fait à l’OM, ils savaient ce que je pouvais apporter sur le terrain. Je pense que quand je me suis blessé, c’était le moment de s'asseoir et de repartir sur un nouveau contrat et qu’ils m’accordent leur confiance et qu’on reparte ensemble main dans la main. Là ils m’ont laissé seuls, ils m’ont laissé gamberger. Pour que les gens le sachent aussi, j’ai pris un kiné qui venait tous les jours pour que je travaille chez moi à ma charge. Le club n’a pas voulu me rembourser, tout ça, ça a été à mes frais", a révélé l'ancien joueur de l'OM. Des déclarations qui ne devraient pas faire remonter la cote de popularité de Jacques-Henri Eyraud chez les supporters olympiens.