OM - Pablo Longoria confirme avoir reçu des menaces et fait des révélations étonnantes !

Par Julien Castanheira
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Pablo Longoria, le président de l'OM

Pablo Longoria, le président de l'OM

Le journal La Provence a dévoilé un premier extrait de l'interview réalisée avec Pablo Longoria, concernant la crise à Marseille.

Vider son sac, Pablo Longoria n'a pas hésité à le faire dans les colonnes de La Provence ce jeudi, après 48 heures de chaos du côté de l'Olympique de Marseille. Suite à une réunion d'une dizaine de minutes organisée avec les groupes de supporters, le Président de l'OM, qui aurait été menacé par les habitués du Stade Vélodrome, a songé à démissionner. Pour le moment, le dirigent s'est mis en retrait, avec ses bras droits, et ne sera donc pas aux Pays-Bas pour la Ligue Europa, tandis que Marcelino a démissionné.

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Ce mercredi soir, La Provence a dévoilé une première partie de l'entretien de Pablo Longoria. Le dirigeant explique qu'il a demandé un audit de toutes les opérations de l'OM la saison passée puisqu'il était déjà accusé de voler de l'argent ou de toucher des commissions. "La saison dernière, des insinuations selon lesquelles j’avais volé de l’argent avec les transferts sont arrivées jusqu'au groupe McCourt. Pour me protéger, j’ai dû demander au groupe McCourt d’auditer toutes nos opérations par un cabinet indépendant, pour démontrer qu’on était transparent. J’ai donné tous mes comptes bancaires, mes téléphones, mes e-mails, tout... Il en est sorti qu’on était clean ! J’ai tout donné, jusqu'à des conversations privées avec ma mère" révèle Pablo Longoria. 

Pablo Longoria : "Ce n'est pas normal qu'un dirigeant de football soit menacé"

Mais ce sont vraiment les menaces qui ont choqué le président espagnol. "Tout ce que je disais hors de mon cercle de confiance sortait dans la presse. Il y a eu des insinuations par rapport à ma famille. Tous ces mouvements sont basés sur le fait de faire peur. "Si tu fais ça, on va te calomnier, on va sortir un dossier sur toi" : vous savez combien de fois je l'ai vécu ces derniers mois ? Beaucoup. C'est pour ça aussi que j'ai décidé qu'on ouvre un audit parce que je voulais donner à mon propriétaire de la confiance, lui montrer qu'il n'y avait rien. J'ai compris que ça avait dépassé la limite. On s'est posé la question : où est la limite ? Lundi, je me suis dit qu'elle était encore beaucoup plus loin que ce que je pensais. Cela avait commencé par des insinuations et ça arrive jusqu'à la menace. Je ne peux pas accepter ça, je ne peux pas entendre : "À Marseille c'est comme ça". C'est pour cela que l'on a dit mardi : "Dans les conditions actuelles, il est impossible de travailler". Vous me comprenez maintenant, non ? Ce n'est pas normal qu'un dirigeant de football soit menacé. Qu'il soit critiqué oui, on est payé pour ça. Mais menacé..."

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