OM - Pablo Longoria, menaces de mort, Olympico OM/OL : Rachid Zeroual règle ses comptes !

Par Loïc Poyade
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Rachid Zeroual, le leader historique des South Winners 87.

Rachid Zeroual, le leader historique des South Winners 87.

Dans un entretien exclusif accordé ce lundi soir à RMC Sport, Rachid Zeroual est sorti du silence. L'occasion pour le leader historique des South Winners de revenir sur ses échanges récents avec Pablo Longoria, le président de l'OM, ainsi que sur les graves incidents qui ont entraîné l'annulation de l'Olympico face à l'OL.

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Près de deux mois après la désormais fameuse et houleuse réunion qui s'est tenue - en date du 18 septembre 2023 - entre la direction de l'OM et les représentants des groupes de supporters, Rachid Zeroual a rompu son silence. Chez nos confrères de RMC, le boss des South Winners s'est livré sans retenue et assure, à nouveau, n'avoir "jamais" proféré des menaces de mort à l'encontre de Pablo Longoria.

Rachid Zeroual évoque sa réunion avec Pablo Longoria

"Vous savez, on doit tout se dire, entre leader d'une association de supporters et président de l'OM. Ils nous répètent toujours que nous sommes une famille, et qu'il faut se dire les choses, même quand on n'est pas d’accord, que cela fait partie de la vie. Alors, oui je l'ai rencontré. C'était notre première discussion après cette fameuse réunion. Je l’ai vu avant tous les autres groupes de supporters, lors d'un petit-déjeuner", a tout d'abord indiqué Rachid Zeroual, avant de détailler cette nouvelle entrevue. "Je l'ai laissé parler. Il m'a expliqué son point de vue, qu'il se sentait mal à l'aise quand le ton montait à ce point lors d'une réunion. Je lui ai répété qu'on était à Marseille, et que les supporters étaient comme cela, capables de hausser la voix", a ajouté le patron des South Winners, qui a poursuivi en évoquant les reproches faits à Pablo Longoria.

"Je lui ai répété notre mécontentement au sujet des abonnements, car on a dû payer dix euros de plus pour une Ligue des Champions que l'on n'a pas vue. J'avais aussi ce dossier, qui m'était tombé dessus cet été, concernant le Campus, un dossier dont ils ne se sont pas occupés. On n'a pas aimé non plus ce qu'il s’est passé à Ajaccio : on a eu des blessés et il n'a pas daigné se déplacer pour venir les voir, alors que le stade d'Ajaccio est tout petit. Il ne s'est pas inquiété de la cinquantaine de supporters qui ont pris des projectiles en pleine gueule, ou qui s'étaient fait matraquer par des CRS. C'est une erreur de sa part", a estimé Rachid Zeroual, qui a surtout tenu à mettre les points sur les "i" concernant l’histoire des menaces de mort. Encore une fois, le leader des South Winners a démenti avoir prononcé de telles phrases.

Rachid Zeroual persiste et signe

"Lors de notre dernier rendez-vous, je lui ai surtout demandé de démentir que je l'aurais menacé de mort. Quand vous amenez des parents à une réunion et que vous défendez une cause noble, à aucun moment on ne se permettrait de proférer des menaces de mort", a déclaré Rachid Zeroual, et d'étayer ses propos. "Des menaces de mort ? Jamais de la vie. Je ne serais pas en face de vous si je l'avais menacé de mort. Avec toutes ces accusations, j'ai plus l'impression qu'on essaye de me décrédibiliser, de me museler et de m'isoler. J'ai simplement essayé de dire la vérité, j'ai ma manière de voir et de sentir les choses. Après, si du fait que je suis fils d'immigrés ça ne plaît pas à une certaine sphère de Marseille ou des réseaux sociaux, je les emmerde ! Je suis Français, et Marseillais, je vis pour mon club du matin au soir et je me battrai toute ma vie pour l'OM, pour ma ville et pour les abonnés. Quand il y a des choses qui ne vont pas, on le dit. On déteste l'injustice et qu'on nous la fasse à l'envers", a poursuivi le pensionnaire du virage sud.

Rachid Zeroual se prononce sur les incidents au Vélodrome

Rachid Zeroual s'est ensuite attardé sur le fiasco OM-OL. Droit au but, comme son club, il a pointé "les extrémistes" qui ont provoqué l'annulation de l'Olympico face aux Gones. "Il y a une enquête en cours et c'est logique. Heureusement que ce genre d'évènements n'arrive que rarement, car on essaye de faire quoi croire, qu'à Marseille, on accueille les clubs adverses tout le temps de la sorte. Je ne supporte pas ce qui s'est passé contre Lyon. Attaquer un bus de joueurs et voir l'état dans lequel était l'entraîneur, je n'ai jamais vu ça de ma vie. Il y a une montée de violence, il y a aussi des supporters marseillais lambda qui se font agresser dans certaines tribunes, et je n'aurais jamais cru que ça débarque à ce point autour des stades, encore moins de cette manière-là", a confessé le leader historique des "SW87".

"On parle d'indépendants, moi je vais dire que ce sont des extrémistes. Ce sont des fadas, des gens qui s'emparent de nos tribunes, qui sont camouflés, qui appartiennent ou pas à un groupe. Ils sont peut-être parfois abonnés au stade mais alors ils choisissent bien leur groupe, fuient le noyau des associations de supporters et restent à la marge pour qu'on ne les voit pas sur les caméras, que personne n'affiche leur nom ou leur visage. Les autorités ont tellement tapé sur les groupes de supporters, qu'on en oublie leur rôle majeur. Et à cause de ces cas isolés, de ce défouloir, il y a eu cette bavure, qui est inadmissible. Moi aussi, petit, je venais au stade car ma famille m'y a amené, par amour de l'OM. On était là par passion uniquement. Après, j'ai découvert une tribune dans laquelle il y avait un peu de tout et qui risquait de virer 'skinhead', comme le kop Boulogne (Ndlr, au Parc des Princes à Paris). Et j'ai lutté contre la violence pendant longtemps, beaucoup ont dû l'oublier, visiblement", a conclu Rachid Zeroual.

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