Paris FC - Thierry Laurey incite les instances à "se poser les bonnes questions"

Par Adrien Cornu
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Thierry Laurey, l'entraîneur du Paris FC

Thierry Laurey, l'entraîneur du Paris FC

À la veille du match de son équipe face à Amiens (20h45), Thierry Laurey était présent en conférence de presse lundi. Encore marqué par les incidents survenus à Charléty vendredi à la mi-temps du match de Coupe de France face à l'OL, l'entraîneur du Paris FC a demandé aux instances d'agir au plus vite.

"Je veux bien qu’on discute pour comprendre le problème, je veux bien qu’on essaie de mettre des choses en place tranquille mais un moment donné il va falloir taper du poing sur la table parce que ce n'est pas possible, ce que je regrette surtout c’est que le football français a eu l’occasion de taper une bonne fois pour toutes du poing sur la table et qu’il ne l’a pas fait. La Ligue, les différentes commissions ont eu l’occasion de trancher et je pense que ça aurait calmé pas mal énergumènes, je n’en suis pas certain pour autant mais quoi qu’il en soit, si on veut éradiquer ça, il va falloir taper un moment donné" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Quand je dis taper, il va falloir sévir. J’ai eu la chance de passer dans un club pendant 5 ans (Strasbourg) avec un public merveilleux, et ce que j’ai vu vendredi ça m’a refroidi, ce n'est pas ça le football, le football c’est ce que j’ai vécu pendant 5 ans, même si tu perds trois zéro, les gens continuent de te soutenir, de t’applaudir, tu vas les saluer, l’important c’est de donner le maximum sur le terrain. Ce n'est pas de savoir si tu vas faire des règlements de compte. Je ne sais pas, allez dans des docks, à la plage pour vous battre mais vous n’avez rien à faire dans un stade. Ça me paraît évident, j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes mais il faut se poser les bonnes questions parce que ce n'est pas possible. Il va falloir qu’on s’y mette tous et la presse a un rôle à jouer et pas seulement en montrant des images d’un mec qui se ramasse dans les escaliers, il faut aller dans le fond du problème parce que si on continue comme ça, ça va être l’anarchie" a-t-il conclu. 

Justement, la commission de discipline de la FFF se réunira lundi soir pour revenir sur les évènements déroulés vendredi à Charléty.