La presse portugaise ne s'en remet pas. Hier, face à la Serbie, le Portugal n'avait besoin que d'un match nul pour se qualifier pour la Coupe du Monde. Mais à trop vouloir assurer ce score, les Portugais se sont fait punir en toute fin de match...
Le Portugal se réveille avec une gueule de bois ce lundi, mais pas celle attendue. En effet, alors que les Portugais avaient la qualification pour la Coupe du Monde entre leurs mains hier soir face à la Serbie, les hommes de Fernando Santos se sont inclinés 1-2 à la 90ème minute. Pourtant, la Seleçao n'avait besoin que d'un match nul pour assurer sa place au Qatar mais à trop vouloir défendre son maigre avantage, les Serbes en ont profité. Dès la 2ème minute, Renato Sanches a envoyé les siens sur orbite mais au lieu d'enfoncer la Serbie, qui n'était clairement pas entrée dans son match, les Rouge-et-Vert ont reculé et donné le bâton pour se faire battre.
Ainsi, une erreur de main de Rui Patricio à la demi-heure de jeu a permis à Dusan Tadic d'égaliser. La suite, pendant une heure, les supporters présents à l'Estadio da Luz ont serré les dents pour maintenir ce score, d'autant plus que le Portugal reculait de plus en plus. Et finalement, à la 90ème minute, Mitrovic envoie la Serbie au Mondial et les Portugais aux barrages avec une tête, complètement seul au second poteau.
"La Honte mondiale"
Et forcément, la presse portugaise n'a pas du tout apprécié la prestation d'As Quinas et se montre très virulente ce lundi matin. Pour Record, c'est tout simplement la "Honte mondiale". "L’ingénieur (le surnom de Fernando Santos ndlr) craintif gâche la qualification directe pour le Qatar". "Misérable", voilà le titre de A Bola ce lundi, qui estime que les barrages sont "une punition bien plus que méritée". "Éclipse totale" pour O Jogo.
Forcément, les choix de Fernando Santos ne sont pas épargnés et le technicien est remis en cause, lui qui a permis au Portugal de remporter les deux premiers titres de son histoire avec l'Euro et la Ligue des Nations. Mais de son côté, le technicien n'est pas inquiet pour la qualification de son pays par les barrages : "C'est ma responsabilité. Nous savons tous que nous n'avons pas fait tout ce que nous devrions. Mais nous serons au Qatar". Il vaut mieux pour lui parce qu'il pourrait devenir, sinon, l'entraîneur qui a privé Cristiano Ronaldo de son dernier Mondial.