Écartée depuis le 23 avril pour une nouvelle altercation au sein du groupe, cette fois face à Sandy Baltimore, Kheira Hamraoui ne devrait plus évoluer sous les couleurs du PSG. Ce vendredi, l'entraîneur du PSG féminin Didier Ollé-Nicolle s'est d'ailleurs justifié sur le sujet au micro de RMC Sport. Pour lui, la situation n'était plus vivable pour l'équipe.
"La situation est longue, on l’a connue avant la trêve et c’est encore le cas. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est ce match de Bordeaux (samedi, 16h45, 20e journée de D1 féminine) et la finale de la Coupe de France (contre Yzeure, le 15 mai) pour gagner quelque chose. On se rend compte que la chose la plus importante, c’est l’équipe et le jeu" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "A un moment donné, ça aurait pu et dû être avec Kheira. Je l’ai maintenue dans l’équipe parce que j’estimais que c’était bien en termes d’équilibre et que l’équipe était capable de faire fi des problèmes jusqu’à la veille de Lyon où ce n’était plus possible. Aujourd’hui, notre décision - et la mienne en tant qu’entraîneur - est qu’il faut privilégier le groupe pour rester dans l’esprit. Ce n’est pas l’une ou l’autre qui est en cause, c’est le groupe (qui importe le plus, ndlr) et mettre tous les ingrédients pour amener un titre au PSG."
Pour rappel, la tension présente dans le vestiaire parisien était née de la violente agression subie par Kheira Hamraoui le 4 novembre. La milieu de terrain avait alors accusé sa coéquipière Aminata Diallo d'avoir été liée à ce fait divers. Cette dernière avait d'ailleurs été placée en garde à vue pendant 36 heures avant d’en ressortir libre. À partir de ce moment, l’ambiance est devenue délétère au sein de l’équipe où plusieurs joueuses ont ostensiblement affiché leur soutien à Diallo.