Violemment agressée en novembre dernier, Kheira Hamraoui n'a toujours pas retrouvé un train de vie normal selon son avocat. Selon L'Équipe, Me Saïd Harir a fait part du mal-être de sa joueuse dans un courrier destiné au PSG. Alors qu'il y a encore quelques semaines, les supporters brandissaient une banderole de soutien envers Aminata Diallo, il semblerait que les tensions soient encore présentes. Le 11 mars dernier par exemple, lors de la rencontre entre Paris et Montpellier dans le cadre de la D1 Arkéma, Kheira Hamraoui a été prise à partie dès son entrée en jeu en recevant des cris hostiles à son encontre.
Ce n'est pas tout. Deux jours plus tard, le 13 mars 2022, alors que des tags apparaissaient sur les murs du Camp des Loges suite à la victoire de Paris face à Bordeaux (3-0), L'Équipe rapporte que certaines insultes taguées visaient également Kheira Hamraoui. Mais la situation est pire dans le vestiaire parisien de l'équipe féminine. En effet, selon Me Harir, trois joueuses parisiennes auraient "provoqué, menacé, insulté et intimidé" la milieu de terrain du PSG. Il s'agirait selon le courrier réalisé par l'avocat de Marie-Antoinette Katoto, Kadidiatou Diani et Aminata Diallo.
L'avocat estime que sa joueuse est victime "d'harcèlement moral" de la part de trois de ses coéquipières, mais aussi d'un "silence malaisant" et d'une "passivité blâmable" de son club, le Paris Saint-Germain. Me Harir met en garde le club de la capitale en dévoilant que "l'avenir professionnel" de Kheira Hamraoui est en jeu. Enfin, l'avocat réclame des mesures strictes vis-à-vis de la direction du PSG pour "faire cesser les troubles dont elle (sa cliente) est victime afin de préserver sa santé mentale et physique".