PSG - La rigueur des joueurs, Leonardo : Zlatan Ibrahimovic dit ses quatre vérités sur l'état du PSG

Par Toni Valente
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Zlatan Ibrahimovic, ici lors de son passage au PSG.

Zlatan Ibrahimovic, ici lors de son passage au PSG.

Zlatan Ibrahimovic (40 ans) aime parler. Et depuis toujours. Dernièrement, le Suédois a publié un livre, avec la Gazetta dello Sport, intitulé "Adrénaline, tout ce que je n'ai jamais raconté.". Dans cet ouvrage, qui ne sortira en France qu'en janvier prochain, l'ancien parisien évoque, sans mâcher ses mots, la situation du Paris Saint-Germain, et la position de Leonardo.

Parti de la capitale française à l'été 2016, Zlatan Ibrahimovic n'a pas oublié son ancien employeur. Le numéro 11 de l'AC Milan a même proposé ses services à Nasser al-Khelaïfi, président du PSG, afin de prendre la tête de la direction sportive du club parisien si son aventure milanaise avait pris fin à l'issue de la saison dernière (il était en fin de contrat, ndlr). Actuellement, ce poste est occupé par un homme que l'attaquant Rossoneri connaît très bien : Leonardo, qu'il a côtoyé du côté de San Siro et du Parc des Princes. Mais la situation n'est pas parfaite à Paris, notamment au niveau de l'implication de certains joueurs.

Un manque de rigueur qui saute aux yeux

"Je résume le PSG : payent-ils des salaires ? Oui. Gagnent-ils le Championnat ? Oui. Est-il bon de vivre à Paris ? Oui", rappelle le Suédois. "Il y a quarante joueurs, mais aucun ne veut s'en aller, même s'il ne joue pas. On reste car on est trop bien au PSG. [...] À Paris, il y a beaucoup de stars mais peu de sacrifices. [...] Les joueurs utilisent la moitié de leur potentiel, ils gagnent quand même. Mais si le sommet de la pyramide est faible, la base sera également faible", pointe du doigt l'homme aux 156 buts en Rouge-et-Bleu.

"Il n'y a pas les bonnes personnes (au PSG). S'il y avait plus de rigueur, tout le monde courrait sur le terrain, personne n'arriverait en retard à l'entraînement, les joueurs ne se permettraient pas de faire ce qu'ils veulent", explique Zlatan Ibrahimovic dans son livre, qui, on le rappelle, est déjà paru en Italie. Et pour le géant avant-centre, Leonardo n'est peut-être pas, ou plus, l'homme de la situation.

"Je connais la différence entre nous : moi, je ne demande pas, j'ordonne."

"Je n'ai rien de personnel contre Leonardo. Au contraire, je l'aime bien. En effet, c'est lui qui m'a fait venir au PSG (en 2012, ndlr). Je ne peux rien lui reprocher mais je connais la différence entre nous : moi, je ne demande pas, j'ordonne", explique Ibrahimovic. "Si j'étais là (au PSG), je ne dirais pas quoi faire mais j'ordonnerais. Parce que si je te paie et que tu ne me rends pas le maximum, tu ne peux pas rester. Ça, c'est la discipline. Si tu n'as pas un dirigeant fort, cela peut devenir ingérable, avec toutes les stars que tu as amassées dans ton équipe", poursuit le joueur formé à Malmö.

Depuis plusieurs saisons, un nombre important de discordes ont eu lieu en interne. Et Nasser al-Khelaïfi y est potentiellement pour quelque chose. Lien numéro 1 entre le Paris Saint-Germain et le Qatar, propriétaire du club depuis le début des années 2010, l'homme de 48 ans n'hésite pas à aller contre ses directeurs sportifs (ses, car ils se sont multipliés ces dernières années). Et encore une fois, Ibra ne laisserait pas passer ça. "Si un joueur reçoit un ordre, il dit : "D'accord, ça va", puis il se plaint à Nasser, qui lui donne raison et ainsi le directeur sportif se retrouve en position de faiblesse. Mais si le directeur sportif, c'est moi et que ce joueur essaie de se comporter comme ça, c'est la première et dernière fois qu'il fait cela. Garanti", conclut le Milanais, sous contrat avec le club italien jusqu'en juin 2022.

À l'heure où plusieurs médias annoncent un flou autour de l'avenir de Leonardo au sein du PSG, la solution s'appelle, ou s'appellera, peut-être Ibrahimovic.