PSG - Le PSG était à l'origine d'un projet de Super Ligue

Par Julien Castanheira
3 min de lecture
Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG

Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG

Le journal L'Equipe a dévoilé, ce mardi, que le PSG était au coeur d'un projet de Super Ligue durant la pandémie de Covid-19. 

Depuis toujours, le Paris Saint-Germain s'est opposé au projet de Super League porté par le Real Madrid, le FC Barcelone ou encore la Juventus Turin, et s'est clairement rapproché de l'UEFA. Désireux de rester au sein de l'instance européenne et dans le but de faire grandir sa place dans les décisions de l'instance européenne, Nasser Al-Khelaïfi fait donc partie des fidèles opposants aux mastodontes du Vieux Continent, comme le Bayern Munich. Mais le journal L'Equipe fait une révélation étonnante ce mardi... 

Ainsi, on apprend que Nasser Al-Khelaïfi a aussi eu l'idée de créer une sorte de Super Ligue en 2020, en pleine pandémie mondiale, avec Andrea Agnelli, le président de la Juventus Turin. On apprend aussi que le PSG, initialement dans la boucle des clubs concernés par la Super Ligue, estimait que les revenus qui lui étaient promis n'étaient pas suffisants. Ainsi, avec le projet Bohr (nom du physicien qui a travaillé sur la bombe atomique) et l'aide de la Juve, le PSG espérait faire de plus grosses rentrées d'argent !

Nasser Al-Khelaïfi impliqué dans un projet de Super Ligue

Toujours d'après L'Equipe, cette compétition fermée devait rassembler 24 équipes : les 14 dont les revenus sont les plus élevées, 8 qualifiées grâce aux résultats européens mais aussi deux invités : l'Olympique Lyonnais et l'AC Milan. Visiblement, le projet était plutôt avancé puisque Nasser Al-Khelaïfi avait mis Daniel Markham, son chef de cabinet, sur le coup. NAK se serait occupé de la partie financière, et Agnelli de la gouvernance. Ils ont notamment fait travailler une société britannique 0&0 pour élaborer la nouvelle compétition. Chaque équipe devait disputer 32 matchs de poule, 16 à domicile et 16 à l'extérieur ! À l'issue de ces 384 rencontres au total, 8 équipes seulement auraient été éliminées, avant que le tournoi bascule dans un format traditionnel avec des 8èmes de finale. 

Etant donné que le projet Bohr condamnait les clubs à disputer 32 matchs au minimum, et que la compétition se déroulait sur 39 semaines, il aurait été prévu que les clubs engagés fassent jouer une équipe B en championnat. Dans l'entourage du président Al-Khelaïfi, ce projet a été confirmé : "Tout un groupe de clubs cherchait des moyens d'améliorer les compétitions européennes, comment les rendre plus attractives, comment générer plus de revenus. Cela a été entièrement réalisé avec les connaissances de l'UEFA". Ainsi, l'instance européenne aurait été impliquée dans ce projet, puisqu'elle devait garantir "la légitimité de la compétition". Des revenus de 12,2 milliards d'euros par an étaient estimés grâce à cette compétition, dont 8,2 destinés aux participants. 

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