Condamné à payer une amende de 10 millions d'euros assortie d'un sursis de 55 millions (jusqu'en 2025-2026) pour ne pas avoir respecté les règles du fair-play financier, Nasser Al-Khelaïfi n'a pas digéré cette sanction donnée par l'UEFA et l'a fait savoir lors d'une conférence Football Talks, où il s'est attaqué aux clubs qui continuent de creuser des dettes incommensurables.
"Certains clubs ont une dette de 1,8 milliard d’euros, ce n’est pas sain. Grâce à Dieu, ce que nous faisons c’est d’avoir zéro dette. Bien sûr, nous avons perdu de l’argent durant le Covid, mais nous n’avons rien à cacher. D’autres clubs ont de grosses dettes. Et c’est le risque, le danger pour le football. Certains sont restés présidents pendant de nombreuses années et sont partis en laissant des dettes à leurs successeurs. Et c’est ce qu’il s’est passé pour des années et des années. C’est le danger pour le football auquel je crois. On doit y faire attention et s’en inquiéter, car c’est un grand danger qui peut détruire le foot. On a besoin des règles pour protéger les clubs, pour protéger le foot en Europe du désastre de ces dettes dans ces clubs", déclaré le président du PSG, lâchant au passage une pique aux dirigeants du Barça.
Une déclaration qui fait écho aux dépenses pharaoniques des Blaugranas sur le marché des transferts. Malgré les finances dans le rouge, le club a enregistré les arrivées de Robert Lewandowski pour 45 millions d'euros ou encore Raphinha qui a débarqué en Catalogne, en échange d'un chèque de 60 millions.